3.200 nouveaux GI’s débarquent en Irak

Quelque 3.200 GI’s sont arrivés en renfort à Bagdad, dimanche, au lendemain d’une journée meurtrière au cours de laquelle 19 soldats américains sont morts dans des attaques et d’une chute d’hélicoptère. Douze soldats, huit passagers et quatre membres d’équipage, ont ainsi péri samedi après-midi lorsqu’un hélicoptère américain s’est écrasé au nord-est de Bagdad, a annoncé dimanche l’armée américaine, révisant à la baisse un premier bilan faisant état de 13 tués.
L’armée a ouvert une enquête pour élucider les causes du crash le plus grave pour les Etats-Unis en Irak depuis trois ans.
Parallèlement, des soldats américains ont été attaqués dans la ville sainte chiite de Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, par des miliciens qui ont ouvert le feu à l’aide d’armes automatiques, de grenades et de mortiers.
Cinq soldats américains ont été tués et trois blessés dans ces affrontements, qui se sont produits alors qu’une cellule de crise était réunie dans un local de la ville pour définir les mesures de sécurité à prendre pendant les cérémonies chiites de l’Achoura.
La province de Kerbala, qui relève de l’autorité des soldats polonais déployés dans le cadre de la Force multinationale, connaît peu de violences, mais l’attaque de samedi survient après une série d’arrestations de chefs de groupes armés et de milices chiites dans le pays.
Deux autres soldats américains ont péri samedi dans l’explosion de bombes artisanales, dans le nord de Bagdad et dans le nord de l’Irak.
Depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003, au moins 3.044 militaires américains et personnels assimilés sont morts dans ce pays, selon un décompte établi à partir des chiffres du Pentagone.
Un soldat britannique a par ailleurs péri dimanche matin dans l’explosion d’une bombe, près de Bassorah (550 km au sud de Bagdad), au passage de sa patrouille. C’est donc au lendemain de cette journée sanglante que l’armée américaine a annoncé que la deuxième brigade de la 82e division aéroportée, qui compte près de 3.200 soldats, est arrivée à Bagdad et sera "pleinement opérationnelle vers le 1er février".
«Sa mission sera d’assister les forces de sécurité irakiennes pour nettoyer, contrôler et tenir les points-clés de la capitale, réduire la violence et jeter les bases d’une transition vers un contrôle de Bagdad par les seules forces irakiennes», a ajouté l’armée. Il s’agit de la première des cinq brigades américaines, comptant au total 17.500 soldats, dont le président George W. Bush avait annoncé le 11 janvier l’envoi par étapes, dans le cadre du nouveau plan destiné à lutter contre les violences confessionnelles à Bagdad. La capitale irakienne est en proie à des violences qui ont fait plus de 16.800 morts au cours de l’année 2006, selon les Nations Unies.

Moqtada al-Sadr met fin à son boycott
Le parti de l’imam radical chiite Moqtada al-Sadr a annoncé, dimanche, la levée du boycott politique qu’il avait entrepris voilà sept semaines pour protester contre la rencontre entre le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le président américain George W. Bush. Cette décision intervient au moment où le mouvement sadriste est l’objet de pressions destinées à réduire les violences de sa milice, dont les chefs sont la cible de raids américano-irakiens. «Nous annonçons notre retour au Parlement, nous assisterons à la séance de ce jour », a déclaré Bahaa al-Araji, l’un des 30 députés de la mouvance sadriste.
Le parti de Moqtada al-Sadr compte également six ministres parmi les 38 membres du gouvernement irakien.

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