Affaires des caïds de Deroua et de Kénitra : Hassad s’explique

Affaires des caïds de Deroua et de Kénitra : Hassad s’explique

« Les agents d’autorité abusent-ils de leur pouvoir face aux citoyens ? » Cette question a été posée par les parlementaires, mardi 3 mai 2016 au ministre de l’intérieur.

Et ce, à la lumière des récents scandales entachant des caïds, notamment celui de Deroua dans une affaire de chantage et de séquestration et le caïd de Kenitra dans le drame de l’auto immolation d’une commerçante ambulante.

Ainsi pour le ministre de l’intérieur, ces cas sont isolés et les personnes impliquées ont immédiatement été suspendues.

«Ces affaires sont entre les mains de la justice qui devrait en toute indépendance prononcer son jugement», a souligné Mohamed Hassad assurant que son département adopte une approche préventive à chaque fois qu’il enregistre de tels cas.

Dans ce sens, il a souligné qu’en deux ans, 70 agents d’autorité ont été sanctionnés, dont 10 définitivement relevés de leur fonction suite à la tenue de 18 Conseils de discipline.

Toutefois, le ministre a souligné que ces scandales qui ont dernièrement fait le buzz ne doivent pas être exploitées pour ternir l’image de tout le corps des agents d’autorité. «Un corps qui comprend quelque 4.000 agents épaulés par quelque 30.000 agents de forces auxiliaires qui assurent leur fonction avec le plus grand dévouement», a tenu à relever le ministre.

M.Hassad a même pointé du doigt une recrudescence des violences faites contre les agents d’autorité et qui est passé de 43 cas enregistrés en 2011 à plus de 60 en 2015, principalement lors d’opérations de libération de la voie publique et de démolition d’habitat anarchique.

Et d’ajouter que 2600 cas de violences contre les agents d’autorité ont été recensés  en quatre ans précisant qu’il s’agit de dépassements pour lesquelles le ministère de l’intérieur affiche la plus grande fermeté en engageant jusqu’au bout les poursuites en justice.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *