Al Adl Wal Ihssane : la mise en garde de Benmoussa

Al Adl Wal Ihssane : la mise en garde de Benmoussa

Les islamistes d’Al Adl Wal Ihssane n’ont qu’à bien se tenir. La mise en garde émane du ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, qui, dans une déclaration à l’AFP, fait remarquer qu’"en agissant de manière active, Adl Wal Ihssane se situe hors de la logique de la loi et force doit rester à cette dernière et aux institutions représentatives légitimes". Cet avertissement fait suite à la récente campagne de ratissage qui a visé les militants de cette association dans nombre de villes du Royaume. Une campagne à grande échelle venue en guise de réponse aux  "journées portes ouvertes" et opérations de recrutement organisées tous azimuts par le mouvement de Abdesslam Yassine. Au cours de ces descentes policières, plusieurs documents et fichiers informatiques des structures de l’association furent saisis.
"Il est du devoir de l’Etat de faire respecter scrupuleusement les lois en vigueur, a ajouté M. Benmoussa. Le respect des libertés publiques, la préservation de l’ordre, la liberté d’expression, de réunion et de manifestation ainsi que la possibilité de collecter des fonds sont régis de manière à empêcher le citoyen d’être manipulé ou instrumentalisé".
Voilà, Al Adl Wal Ihssane est fortement soupçonné, via ses activités, d’embrigadement et de collecte de fonds.
Agir au grand jour peut être interprété comme un signe d’étouffement d’une organisation condamnée depuis longtemps à la clandestinité, interdite mais tolérée. Si les adeptes de Cheikh Yassine ont cru que les autorités ont baissé la garde, ils en ont été pour leurs frais.
Il y a quelques années, Ahmed Midaoui, alors ministre de l’Intérieur sous le gouvernement d’alternance, a dû en découdre avec les militants de Al Adl Wal Ihssane qui organisaient des campings balnéaires dans certaines villes côtières comme El Jadida et Casablanca lors de la période estivale. M. Midaoui, qui s’était montré ferme avec les amis de Abdesslam Yassine, soupçonnait des objectifs inavoués derrière ces campings islamistes frappés d’interdiction : un moyen de ramasser de l’argent en contrepartie du droit de pique-niquer au bord de la plage. Un véritable trésor de guerre.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *