La FDT s apprête à déclarer «la guerre» à Ramid

La FDT s apprête à déclarer «la guerre» à Ramid

La paix est-elle définitivement rompue entre le ministre de la justice et la FDT (Fédération démocratique du travail)? «Nous dénonçons l’approche sécuritaire suivie par le gouvernement vis-à-vis des fonctionnaires de la justice. Au cours de l’intervention des forces de l’ordre, le secrétaire général du SDJ (Syndicat démocratique de la justice) a été gravement blessé, ce qui a nécessité son hospitalisation à Fès où il est toujours sous contrôle médical», affirme Abdelhamid Fatihi, secrétaire général adjoint de la FDT. Et de poursuivre : «Le comité central de notre syndicat se réunit ce lundi pour discuter des mesures à prendre en guise de solidarité avec nos militants dans le secteur de la justice». La situation semble aujourd’hui échapper à tout contrôle. En effet, Ifrane a été le théâtre d’une nouvelle confrontation entre le ministre et le syndicat vendredi dernier.
La ville paisible du Moyen-Atlas devait accueillir une manifestation dans le cadre du dialogue national sur la réforme de la justice avec la participation de Mustapha Ramid, ministre de la justice. Le Syndicat démocratique de la justice, affilié à la FDT, a décidé de porter ses protestations contre Ramid à Ifrane. Les syndicalistes ont alors été dispersés par la force suite à l’intervention de la police. Selon des sources syndicales, plusieurs syndicalistes ont été blessés, notamment le secrétaire général du SDJ, Abdessadek Saaîdi. La centrale syndicale a déjà envoyé des lettres de protestation au chef de gouvernement Abdelilah Benkirane et le ministre de l’intérieur, Mohand Laenser. La semaine dernière les greffiers avaient décidé d’organiser des sit-in à l’intérieur des tribunaux, mais ils ont également été délogés par les forces de l’ordre. Le SDJ qui est le syndicat le plus représentatif dans le secteur de la justice avait pris ces démarches suite à la décision de Ramid de déduire les journées de grèves des salaires des greffiers.
A noter que les grèves répétées des syndicats dans le secteur de la justice ont provoqué une quasi-paralysie des tribunaux. Les pertes financières se chiffrent également à des millions de dirhams. Cette nouvelle confrontation a lieu alors que le Maroc vient d’ouvrir le chantier de la réforme de son système judiciaire. Une instance nationale travaille actuellement à l’élaboration de cette réforme.

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