Le Maroco-néerlandais Samir Azzouz acquitté d’accusations de terrorisme

Arrêté en juin 2004, Samir Azzouz devait être libéré immédiatement. Il était accusé d’avoir préparé des attentats contre le Parlement, l’aéroport d’Amsterdam Schiphol ou encore une centrale nucléaire aux Pays-Bas. Le procureur, qui avait réclamé 7 ans de prison, a annoncé son intention de faire appel. Le tribunal de haute sécurité de Rotterdam a acquitté Samir Azzouz de toutes les charges liées au terrorisme, estimant qu’il n’y avait "aucun preuve directe qu’il préparait un crime réel", a déclaré la présidente, la juge Sonja de Pauw Gerlings.

Le tribunal a donc suivi le réquisitoire des avocats de la défense, qui avaient demandé un acquittement en dénonçant la faiblesse des preuves retenues à son encontre et des accusations basées sur des "intentions supposées".

A l’énoncé verdict, l’accusé, vêtu d’une tenue de sport blanche et coiffé d’un petit bonnet blanc, a lancé de large sourire. Il était resté silencieux tout au long de son procès, commencé le 24 février.

Samir Azzouz avait été arrêté après un hold up dans un supermarché qui, selon les autorités, aurait dû financer ses préparatifs terroristes. Mercredi, il a été également acquitté des accusations de complicité dans ce braquage.

En fouillant son appartement après son arrestation, la police avait découvert des plans de la centrale nucléaire de Borssele, du Parlement ou de l’aéroport de Schiphol, de même qu’un silencieux et des chargeurs.

Le tribunal a estimé que "les cartes, dessins, notes, chargeurs, silencieux et lunettes de vision nocturne (…) étaient sans aucun doute destinées à commettre un crime", sans qu’aucun lien puisse être fait avec un projet concret et réel.

"Les pamphlets, les vidéos, et les informations trouvées dans l’ordinateurs (de Samir Azzouz) sont douteux, mais ne permettent pas au tribunal d’en conclure autre chose qu’un intérêt au-delà de la moyenne pour la violence religieuse extrémiste", a déclaré Mme de Pauw Gerlings.

Le procureur avait tenté de lier Samir Azzouz au meurtrier présumé du cinéaste Theo van Gogh, Mohammed Bouyeri, ou d’autres membres du groupe Hofstad, un réseau terroriste pour lesquels une dizaine de suspects ont été inculpés.

L’accusation d’appartenance à un réseau terroriste n’avait cependant pas été retenue, faute de preuves suffisantes à ce stade.

Samir Azzouz avait été arrêté une première fois en 2003 après avoir tenté de se rendre en Tchétchénie pour participer à la "guerre sainte" mais il avait été libéré faute de preuves.

Stephanie Van Den Berg

AFP

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