Le PPS place ses candidats

Le PPS place ses candidats

Le PPS (Parti du progrès et du socialisme) est parvenu à désigner, à travers ses sections, une grande partie de ses candidats pour les élections législatives du 7 septembre prochain. Les décisions des sections de ce parti devront toutefois attendre l’aval du comité central qui se réunira le 19 mai prochain. L’on apprend ainsi que Asmae Chaâbi, maire d’Essaouira, mènera la liste de la même ville.
Elle est la seule femme membre du bureau politique à se lancer dans la course hors de la liste nationale. Son frère Faouzi, membre du comité central, se présente à Rabat-Chellah. Nabil Benabdellah, seul ministre PPS de l’équipe Jettou, a eu l’aval de son parti pour briguer un siège à Skhirate-Témara alors que Amine Sbihi, autre membre du bureau politique, tentera sa chance à Salé-Tabriquet aux côtés du jeune Abdessamad Zemzami, l’actuel président du conseil communal de Bouknadel et tête de liste pour la circonscription de Sala-El Jadida. A Rabat toujours, Labied Grine a présenté sa candidature pour diriger la liste Rabat-Océan. La candidature de cet ex-membre du bureau politique n’a pas encore été tranchée. Comme  celle de Ismaïl Alaoui. Le patron du PPS, affirme une source informée, devrait se présenter à Sidi Slimane et non à Kénitra. C’est à Sidi Slimane qu’il a d’ailleurs été élu en 1997. Kacem Elghazoui et Abdenbi Saligane, deux autres membres dirigeants de cette formation, se présentent à Sidi Kacem alors que le célèbre Rahou El Hilaâ a été désigné pour diriger la liste des siens à Tiflet-Roumani.
A Casablanca, le PPS met au-devant de la scène des figures connues dont l’ex-ministre Saïd Saâdi, Abdelouahed Souhaïl et Ahmed Zaki.
Hassan Chehbi, membre du comité central et président du groupe parlementaire de l’Alliance socialiste, dirigera l’une des listes de Fès. A quelques dizaines de kilomètres plus loin, Ahmed Zarouf, qui a rejoint le PPS il y a quelques mois après sa brouille avec le MP, conduira la liste de Taounate.
Au total, les militants du PPS ont tranché au sujet des têtes de 85 circonscriptions. Les sections de plusieurs villes continuent d’y travailler à l’image de Laâyoune, Agadir ou encore Marrakech.
Les problèmes se posent, et de nouveau, au sujet de la tête de liste féminine. Des sources PPS affirment que la tendance générale est d’y placer Kajmoula Bent Abbi, autre mécontente du MP de Mahjoubi Aherdan qui a intégré le bureau politique des ex-communistes. Toutefois, les militantes du PPS devront d’abord venir à bout de la résistance de Nouzha Skalli, députée de Casablanca qui a déjà dirigé la liste des femmes du PPS en 2002 et qui s’accroche pour rempiler au même emplacement. La section du PPS devra également trancher entre les deux femmes et accessoirement entre ces deux députées et une troisième prétendante : Charafate Afayla, membre du bureau politique.   Le PPS a eu droit, lors des précédentes élections, à 3 % des voix. Ses responsables affirment que ce cap sera largement dépassé pour atteindre plus de 6 % en septembre prochain.
Membre de la Koutla, il a expérimenté une série d’alliances avec d’autres petites formations. Alliances qui n’ont pas été convaincantes jusque-là et notamment avec le parti Al Ahd.

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