Les attentats de Nice font penser aux corses

Les attentats de Nice font penser aux corses

Seize personnes ont été blessées dans le double-attentat à l’explosif qui a secoué la ville de Nice, dans la nuit de samedi à dimanche. Etaient visées par ces attentats, la Trésorerie générale et la Direction régionale des douanes. Les deux explosions se sont produites à quelques minutes d’intervalle vers 02h30 (00h30 GMT) d’abord à la direction des Douanes, puis à la direction des Impôts, en plein centre de Nice. Aucune revendication n’avait été formulée dimanche en fin de matinée après ce double-attentat. La double-explosion a causé des dégâts importants dans tout le quartier de la Trésorerie, situé en centre-ville à proximité de l’hôpital Saint-Roch. Des vitres et des vitrines ont volé en éclats sur plusieurs centaines de mètres, des commerces ont été entièrement détruits et des voitures en stationnement criblées d’impacts. Sur les seize personnes blessées ou choquées par la déflagration, une seule, une dame âgée, était encore hospitalisée dimanche matin. Parmi les blessés, figure un policier du commissariat de Nice, victime du souffle de la deuxième explosion. Les victimes sont des occupants des appartements situés dans les immeubles faisant face à la Direction régionale des Douanes. Elles avaient été admises dans un hôpital situé à quelques mètres du lieu des explosions. Les autorités n’écartent « aucune hypothèse », a déclaré le sous-préfet des Alpes-Maritimes, Abdel Aïssou. Interrogé sur sur une éventuelle piste corse, il a souligné : « La dernière tentative d’attentat contre la Trésorerie générale avait été revendiquée. On peut supposer que les auteurs de la double explosion se manifesteront encore si ce sont les mêmes ». « Les premiers éléments de l’enquête ont permis d’établir que les explosifs utilisés étaient d’origine industrielle. Ils renfermaient du chlore et de la nitroglycérine », a également indiqué le sous-préfet. Le 25 septembre 2002, une tentative d’attentat contre la Trésorerie générale de Nice avait été revendiquée au nom du FLNC par un correspondant anonyme dans un appel non authentifié. L’engin explosif avait pu être désamorcé. La section anti-terroriste du Parquet de Paris a été saisie de l’enquête confiée conjointement au SRPJ de Marseille et aux policiers de la Division nationale anti-terroriste (DNAT), comme pour la tentative d’attentat du 25 septembre.

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