L’indéfectible attachement

À son arrivée à la place de l’Unité africaine d’Oujda, où S.M. le Roi a fait son entrée officielle, et avant la traditionnelle cérémonie d’offrande de datte et de lait, le Souverain, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a salué les couleurs nationales au son de l’hymne national avant de passer en revue un détachement de la garde royale qui rendait les honneurs.
Tout au long de l’itinéraire emprunté par le cortège royal, traversant les boulevards Ahfir, Sidi Mohammed Ben Abdellah, Abdallah Chefchaouni en direction de la place de l’Unité africaine, la population de la capitale de l’Oriental a réservé un accueil des plus chaleureux au Souverain, réaffirmant son affection et son indéfectible attachement à l’auguste personne de S.M. le Roi et au glorieux trône alaouite.
Le Souverain a ensuite été salué par M. Mustapha Sahel, ministre de l’Intérieur, Mme Zoulikha Nasri et M. Abdelaziz Meziane Belfkih, Conseillers de S.M. le Roi, M. Taoufik Hjira, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du logement et de l’urbanisme, le Wali de la région de l’Oriental et gouverneur de la préfecture Oujda-Angad. Sa Majesté le Roi pérennise ainsi la tradition de ses glorieux ancêtres en se rendant dans la capitale de l’Oriental qui a toujours réservé un accueil chaleureux aux Souverains alaouites comme en témoigne d’ailleurs l’accueil mémorable réservé à feu S.M. Mohammed V en 1934 par les populations oujdies, dans des circonstances délicates où les forces de la colonisation cherchaient à diviser les Marocains. Cette visite historique avait alors donné la pleine mesure des solides liens d’allégeance et d’indéfectible attachement au glorieux trône alaouite.
Le regretté Souverain S.M. Hassan II avait consacré la dimension maghrébine de cette ville combattante, à travers les rencontres historiques qui y ont réuni le Souverain défunt avec un certain nombre de leaders maghrébins. La vocation maghrébine de la capitale de l’Oriental s’est également concrétisée par le rôle qu’elle a joué durant la guerre de libération de l’Algérie et, précédemment, lors de la lutte menée par l’Emir Abdelkader contre l’occupation française de son pays.
Pour les combattants algériens, elle était devenue une forteresse où ils pouvaient se réfugier et trouver soutien et réconfort auprès de leurs frères de sang et de religion. En riposte à ce soutien que les Marocains considéraient comme un devoir sacré envers leurs frères et voisins, les forces coloniales françaises ont pris d’assaut la région en 1844 (Bataille d’Isly) et bombardé la ville d’Oujda puisqu’elle a été détruite par sept fois, ce qui ne l’a pas empêché de renaître à chaque fois pour redevenir la forteresse de toujours. Conscients du rôle stratégique de la région, les Souverains alaouites ont édifié des Kasbahs à Taourirt, Lâayoune, Salouane et Saidia, dans le but de protéger et de porter secours à la ville en cas de danger.

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