L’USFP en congrès extraordinaire fin octobre

L’USFP (Union socialiste des forces populaires) a décidé la tenue d’un congrès national extraordinaire le 28 octobre 2006 pour mieux adapter ses statuts et règlements à la nouvelle loi sur les partis politiques. Cette décision a été prise lors des travaux de la quatrième session du conseil national (Parlement) des socialistes. Pour un membre de cette instance de décision, l’USFP avait, en quelque sorte, anticipé beaucoup de choses en ce qui concerne la conformité de ses statuts à la nouvelle législation sur les partis politiques lors de la tenue de son septième congrès national en juin 2005.
Il reste toutefois, selon plusieurs sources à l’USFP, de mettre en place une instance pour le contrôle des finances du parti et insister sur la régularité de la tenue des congrès nationaux.
Le conseil national promettait bien des joutes verbales entre Usfpéistes ; notamment en ce qui concerne l’émergence d’un courant au sein de ce parti, la relation avec la FDT (Fédération démocratique du travail), la situation au sein de la Chabiba Ittihadya et les poursuites engagées contre un conseiller élu récemment sous la bannière socialiste.
Toutes ces questions ont été éludées et notamment celles portant sur la constitution d’un courant politique. Un seul intervenant a "osé" en évoquer la préparation pour être assailli de toutes parts par des questions sur les "instigateurs" de ce courant et les grandes lignes de sa plate-forme. Les membres du conseil national de l’USFP n’auront pas la moindre réponse et l’on apprend également que les membres du courant en préparation avaient décidé de "sécher" la session de samedi dernier. C’était notamment le cas pour Hassan Tarik, secrétaire général de la Chabiba Ittihadya, dont la dernière mésaventure remonte à quelques semaines avec la section USFP de la capitale qui essaie de mettre la main sur le siège national de l’organisation de la jeunesse de Mohamed Elyazghi.
Le premier secrétaire de l’USFP s’est exprimé sur la polémique suscitée par la fatwa de Youssouf Qaradawi en fustigeant ceux qui s’étaient permis "de prêter allégeance au mufti des chaînes satellitaires et de se moquer des oulémas" du Maroc. Pour Mohamed Elyazghi, les islamistes assument toujours la "responsabilité morale" de telles dérives, a-t-il précisé en faisant directement allusion au PJD. Le patron des socialistes est allé encore plus loin en  proposant l’adoption d’une charte nationale contre le terrorisme et le totalitarisme. "Nous travaillerons, au sein de la Koutla, à la concrétisation de cette charte", a ajouté Mohamed Elyazghi dans son allocution à l’ouverture des travaux.
Le premier secrétaire de l’USFP n’a pas manqué d’évoquer la réforme de la Constitution qui devra faire l’objet d’un mémorandum commun de la Koutla. Cette revendication est "une main tendue au Souverain pour persévérer dans la consolidation des institutions, asseoir la stabilité et aller, de pas fermes, vers l’avenir", précise Mohamed Elyazghi. «Je suis totalement convaincu que Sa Majesté le Roi comprend le sens de notre propos et les fins de notre revendication. Il sait que nous ne demandons pas une révision de la Constitution à des fins électoralistes passagères, mais une Constitution mieux adaptée à la nouvelle ère, à la philosophie du nouveau règne et à un Maroc fort, démocratique et moderniste», conclut Mohamed Elyazghi. 

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