Marche nationale contre la vie chère

L’indice du coût de vie ne cesse de soulever les tempêtes de colère. La perspective d’une marche nationale semble avoir toutes les chances de se concrétiser. C’est ce qu’indique un communiqué de presse de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) annonçant l’organisation par les coordinations locales de dénonciation de la hausse des prix d’une rencontre nationale dimanche 29 octobre (10h) au siège de l’Union marocaine du travail (UMT) à Rabat. Tous les membres des coordinations actives au niveau des régions devront se joindre à cette rencontre dont l’ordre du jour sera, d’abord, consacré au bilan de l’ensemble des mouvements de protestation observés à travers les villes. Ensuite, il sera question de constituer un comité de suivi chargé de l’organisation d’une conférence nationale sur le coût élevé de la vie et le manque de plus en plus accru des services publics. « C’est à la suite de cette rencontre, qui devra procéder au diagnostic de la situation actuelle, que sera décidée la tenue d’une marche nationale », explique Adib Abdesslam, président de la section de l’AMDH à Rabat et membre de la coordination locale contre la hausse des prix de la même ville.
Il est donc question d’étudier les moyens de renforcer les mouvements de protestation dont une bonne partie a déjà eu lieu un peu partout au Maroc par le biais de 50 coordinations réunissant différents organismes, syndicats et partis politiques. Depuis plus d’un mois, effectivement, des sit-in contre la hausse des prix ont été observés à Rabat devant le Parlement et le siège de Redal, à Casablanca devant la wilaya et la Lydec, à Tata sur la place de la Marche Verte, à Ouarzazate devant la préfecture… Pour la section de l’AMDH à Rabat, ces mouvements ont enregistré un grand succès même si certains ont été interdits comme à Agadir, ou encore violemment réprimandés par les autorités notamment à Tata et à Rabat. Les participants ont été très nombreux à y adhérer, d’après l’AMDH qui les situe entre 300 et 4000 pour chaque région.
A présent, les coordinations semblent vouloir unir leurs efforts afin de protester toutes ensemble lors d’une marche nationale dont le lieu et la date devraient être fixés après la rencontre des coordinations. «L’état des lieux est catastrophique pour le moment. La couche sociale défavorisée l’est encore plus en raison de l’inflation du coût de la vie. Face à l’augmentation de 10% des prix à la consommation, à la baisse des services publics,  l’Etat affiche son désengagement», tient à souligner M. Adib.
Les produits de consommation ont connu une hausse moyenne de 3,3% lorsque le taux de la TVA est passé de 7 à 10% dans la loi de Finances de 2006. Le gouvernement a opté, dans la loi de Finances de l’an prochain pour une réforme de l’IGR basé sur le relèvement du seuil non imposable de 20.000 DH à 24.000 DH permettant aux salariés touchant 2000 DH et moins d’être exonérés d’impôts. La pression fiscale pour les petits salaires connaîtra donc une réduction mais, pour les protestataires, c’est l’augmentation des salaires qui pourra résoudre le déséquilibre actuel entre pouvoir d’achat et prix.

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