Mbarka Toutou : «Ma candidature est une manifestation de l’évolution que connaît notre pays»

Mbarka Toutou : «Ma candidature est une manifestation de l’évolution que connaît notre pays»



ALM : Qu’est-ce qui vous a poussée à vous présenter aux législatives après une vingtaine d’années d’implication dans le travail associatif ? Et pensez-vous être prête ?
Mbarka Toutou : J’ai suivi plusieurs formations se rapportant au travail associatif et engagement auprès des populations, notamment celles qui souffrent dans une province qui a connu des mutations profondes au cours de ces dernières années. J’ai aussi constaté qu’il y a un grand changement qui s’opère, entre autres pour ce qui est de l’implication et l’engagement des femmes pour faire  progresser notre pays. Aussi, le droit à la présentation aux élections est irréfutable et la femme assume de hautes responsabilités grâce à ses compétences et à la mouvance démocratique et libérale que nous vivons sur tous les plans. De fait, ma candidature est une manifestation de ce changement que nous vivons au quotidien.

Peut-on dire que votre responsabilité à la tête de la section locale de l’Union nationale des femmes marocaines vous a aussi encouragée à tenter l’engagement politique ?  
Cela coule de source, car c’est une responsabilité qui m’a permis de palper de manière objective les réels problèmes que nous rencontrons au niveau d’une province isolée comme la nôtre. Mais le plus important est que j’ai vécu au quotidien l’évolution des mentalités et l’implication progressive de la femme dans des domaines et dossiers qui étaient jadis réservés aux hommes. A tel point que même ces derniers sont convaincus que les femmes sont en mesure d’apporter un plus à l’action politique.

Ne pensez-vous pas que c’est surtout depuis que vous êtes conseillère municipale, depuis 2009, que l’appétit politique s’est accentué chez vous ?
Je pense qu’il y a une cohérence dans ce que j’entreprends et il est tout à fait normal que je frappe à toutes les portes pour que je puisse défendre les idées que je partage avec les militantes de tout bord. D’autant plus que l’action politique est le moyen le plus efficace pour faire aboutir l’ensemble des attentes des femmes et de la population que j’espère représenter dignement.
D’autant plus que mes engagements en tant que première vice-présidente au niveau du conseil municipal, présidente de l’Association «Egalité des femmes élues au niveau de la province de Jerada», responsable du programme de lutte contre l’analphabétisme et membre du conseil national des élus du PAM, m’ont permis de gagner en expérience et de tenter le travail dans des sphères qui facilitent la réalisation des engagements pris.

Dans votre campagne pour les élections du 25 novembre vous comptez beaucoup sur l’implication de plusieurs femmes à vos côtés. Est-ce par affinité du genre ou parce qu’elles sont percutantes et convaincantes ?
Plusieurs femmes me soutiennent dans cette campagne et sont fières d’être à mes côtés pour réussir un projet de société moderne qui nous tient toutes à cœur. Elles représentent 50% des personnes qui font ma campagne et elles sont très contentes de constater qu’elles sont encouragées par tout le monde. Et je pense qu’il n’y a pas mieux qu’une femme pour convaincre une autre. 

Et comment se passe une journée électorale d’une candidate ?
C’est très actif avec beaucoup de détermination surtout lorsqu’il s’agit d’interpeller les poches de résistance à l’engagement politique de la femme. Une journée c’est presque 16 heures de travail. L’agenda quotidien est presque saturé et il faut répondre présent à tout moment. Ceci dit, la volonté et l’organisation sont les clefs de voûte dans des situations similaires.

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