Ramid assure que la justice suit son cours, d’autres dossiers seront bientôt ouverts

Ramid assure que la justice suit son cours, d’autres dossiers seront bientôt ouverts

La justice suit son cours s’agissant des affaires liées à la dilapidation des biens publics et dès qu’un dossier comporte des dysfonctionnements avérés, la procédure judiciaire est enclenchée, a affirmé le ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid.
Dans un entretien au quotidien L’Economiste publié lundi, le ministre a fait observer que dans des dossiers relatifs à la dilapidation des deniers publics notamment ceux de certaines institutions dont l’Office national des aéroports (ONDA), le Crédit immobilier et hôtelier (CIH), la Compagnie marocaine de navigation (Comanav) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), «la justice suit son cours naturellement et ne peut qu’intervenir et faire son travail en vue de protéger les deniers publics» et ce conformément à la Constitution. Le ministre a promis qu’outre les dossiers précités, «d’autres seront bientôt ouverts, car il n’est pas douteux que notre pays souffre de la corruption et qu’il va falloir rendre des comptes». M. Ramid, qui a noté que toutes les personnes poursuivies dans le cadre de ces affaires sont présumées innocentes jusqu’à preuve du contraire, a précisé que la justice suit son cours et ne peut qu’intervenir et faire son travail en vue de protéger les deniers publics. S’agissant du travail de la Haute instance pour la réforme de la justice, M. Ramid a fait savoir qu’à l’issue de la deuxième rencontre régionale, placée sur le thème de «la moralisation des professions judiciaires», des ateliers sont prévus et les travaux seront suivis par des rapporteurs, dont les conclusions seront prises en compte dans le cadre d’un débat national, dernière étape avant l’adoption de la convention nationale pour la réforme de la justice. Quant à l’ordre national des avocats, le ministre a assuré que «cet ordre ne constitue en aucun cas une atteinte aux associations existantes, mais il s’agira de mettre en place en concertation avec ces dernières la meilleure alternative à ce modèle afin de disposer de toutes les prérogatives dont la profession a besoin, conformément à ce qui est appliqué dans les pays développés».

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