Un engagement royal perpétuel en faveur de l’Afrique

Un engagement royal perpétuel en faveur de l’Afrique

Le Souverain a insisté au Congo sur la responsabilité collective de préserver la biodiversité africaine

«L’Afrique s’est engagée dans la voie de la transformation, de manière irréversible. Elle s’affirme chaque jour davantage et elle se projette dans l’avenir avec confiance et sérénité. Mais nous ne l’ignorons pas, les défis sont nombreux».

Le 1er Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo a été marqué par la participation royale. Une participation qui traduit de nouveau l’engagement royal perpétuel en faveur de l’Afrique et de sa biodiversité. Dans ce sens, SM le Roi a prononcé à Brazzaville un discours où il a été notamment question de la responsabilité collective de protéger la biodiversité africaine. «L’Afrique s’est engagée dans la voie de la transformation, de manière irréversible. Elle s’affirme chaque jour davantage et elle se projette dans l’avenir avec confiance et sérénité. Mais nous ne l’ignorons pas, les défis sont nombreux.

Et le plus important aujourd’hui est sans doute d’associer le nécessaire développement de notre continent à un éveil des consciences écologiques», avait indiqué le Souverain ajoutant que la réunion «sonne comme une urgence pour tous. Elle est capitale pour Notre continent, elle l’est également pour l’humanité toute entière, car elle est l’expression d’une prise de conscience collective, des effets dévastateurs du réchauffement climatique pour la planète». Le Souverain a fait savoir que «Nous avons une responsabilité collective, la préservation de la biodiversité africaine. L’appauvrissement de ce patrimoine qui nous est commun engendre de lourdes conséquences sur la vie quotidienne des populations, et nuit au développement socio-économique des communautés qui en dépendent».

Et de poursuivre : «Au centre de cette préoccupation, se trouve le Bassin du Congo : au niveau mondial, il est le second réservoir de carbone, et le deuxième plus grand bassin fluvial, constituant ainsi une des plus grandes zones forestières et abritant plus de la moitié des espèces animales du continent ; Il est par conséquent un régulateur du climat de la planète, et fait de l’Afrique le « deuxième poumon » du monde. C’est ici et maintenant que se dessine l’avenir de ce patrimoine vital». Le discours royal a également rappelé la place de choix «accordée à l’Afrique lors de la COP22 qui s’est tenue à Marrakech en novembre 2016». «Afin de conforter cette priorité, J’ai tenu à réunir, en marge de la COP22, le premier Sommet africain de l’action, placé sous le sceau de la co-émergence de l’Afrique. Soucieux de donner une orientation opérationnelle aux travaux du Sommet, Nous avons créé trois Commissions sous régionales : La Commission du Sahel, présidée par la République du Niger ; la Commission des Etats insulaires, présidée par la République des Seychelles ; et la Commission du Bassin du Congo, présidée par la République du Congo», a indiqué le Souevrain.

Et d’ajouter : «Grâce au leadership du Président Denis Sassou-Nguesso, cette dernière Commission a enregistré des progrès tangibles pour que se transforment en opportunités les défis climatiques que connaît la région. Plusieurs étapes ont été franchies depuis le Sommet Africain de l’Action. A Oyo, en mars 2017, le Fonds bleu a été lancé ; son opérationnalisation a été conçue à Brazzaville, en novembre 2017 et, à Rabat, en mars 2018, sa mise en place a été accélérée, lors d’une rencontre sur les termes de référence de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu». Par ailleurs, le discours royal a insisté sur le fait que «le véritable enjeu est la sauvegarde et la valorisation d’un patrimoine africain précieux : le Fleuve Congo». «Nous avons ce devoir envers les 200 millions d’Africains et Africaines qui vivent dans ce Bassin et envers Notre continent. La mise en place du Fonds bleu doit s’accompagner de la mobilisation de tous les acteurs économiques et de la société civile, pour que s’engagent des actions concrètes d’atténuation et d’adaptation, et que soit garantie l’émergence d’un mode résilient de développement. Le financement de ce projet constitue le défi majeur à sa mise en œuvre : Nous devons ainsi innover et créer des mécanismes qui identifieront et mobiliseront les ressources financières ; il nous faut convaincre les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, publics ou privés», a dit le Souverain expliquant que «le Fonds bleu entraînera, nécessairement, une dynamique positive, porteuse de projets capables de soutenir les économies des Etats membres».

Et de conclure : «Je pense en particulier à l’amélioration des voies de navigation intérieure, à l’aménagement des ports secondaires, au développement de la pêche durable, à la lutte contre la pollution des cours d’eau, et au renforcement de l’irrigation, dans la perspective de l’amélioration de la productivité agricole. Cette nouvelle économie de l’eau et autour de l’eau, sera le moteur du développement».

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