Exploit: Hyundai Santa Fe conquiert l’Antarctique

Exploit: Hyundai Santa Fe conquiert l’Antarctique

Il fallait couvrir des distances importantes à des températures inférieures à -28° C, mais aussi tracer de nouveaux chemins sur des calottes flottantes qui n’ont jusqu’alors jamais été parcourues par un véhicule à roues.

Pour un exploit, c’en est vraiment un. Hyundai a réussi une belle et difficile aventure en effectuant la traversée du continent antarctique pendant l’hiver dernier.

Une belle manière de souligner et commémorer l’expédition de Sir Ernest Shackleton avec son équipage à bord d’un navire en 1916. Un siècle plus tard, c’est au volant d’un Santa Fe Sport à moteur turbodiesel de 2,2 L, modèle commercialisé en Europe, que Patrick Bergel, arrière-petit-fils du légendaire explorateur polaire, s’est rendu d’Union Camp jusqu’à McMurdo, pour ensuite faire le chemin inverse. Le voyage, qui a eu lieu en décembre 2016, a été programmé pour célébrer le centenaire de l’expédition héroïque Trans-Antarctique de Shackleton de 1914-1916. Il a été immortalisé dans un court métrage de Hyundai présenté pour la première fois le 20 avril lors d’un événement au Hospital Club de Londres. Scott Noh, chef du Overseas Marketing Group de Hyundai Motor Company, a déclaré: «Nous étions conscients de l’histoire de Sir Ernest Shackleton et, en tant qu’entreprise, nous avons ressenti une résonance avec son courage et son esprit pionnier. Notre film célèbre cet esprit. A travers Patrick, son arrrière-petit-fils, nous avons réalisé son rêve de traverser l’Antarctique – cent ans plus tard. Nous espérons que cela participe à positionner Hyundai au-delà d’une simple marque de moyens de transport.»

L’expédition de 30 jours a vu le véhicule de production Santa Fe subir quelques modifications, ce qui est naturellement logique lorsque l’on connaît les conditions que devra affronter le véhicule et ce pour s’adapter aux pneus géants à basse pression et parcourir sereinement les 5.800 de terrain glacé. Il fallait couvrir des distances importantes à des températures inférieures à -28° C, mais aussi tracer de nouveaux chemins sur des calottes flottantes qui n’ont jusqu’alors jamais été parcourues par un véhicule à roues.

«Le voyage a été incroyable et la voiture a été un plaisir à conduire. Parfois, cela ressemblait moins à de la conduite qu’à une navigation à travers la neige. C’était une vraie expédition avec un défi que personne d’autre n’avait relevé auparavant. Il s’agissait d’endurance plus que de vitesse – nous ne comptions qu’en moyenne de 27 km / h – et la clé du succès résidant en comment nous et la voiture allions résister. Je ne veux pas faire de comparaison directe entre ce que mon arrière-grand-père a accompli et ce que nous avons fait, mais c’est quelque chose de tout à fait extraordinaire d’avoir été le premier à le faire dans un véhicule à roues», a déclaré l’auteur de cette prouesse.

Mais Bergel et son équipe n’ont pas entrepris cette traversée à l’aveuglette. Techniquement, l’un des experts de conduite les plus expérimentés de l’Antarctique, Gisli Jónsson d’Arctic Trucks, a été chargé de gérer la préparation du véhicule avant l’événement et a ensuite mené l’expédition dans l’Antarctique. Jónsson a expliqué : «C’était un Santa Fe normal.

Le moteur, le système de gestion, la transmission, le différentiel avant et l’arbre d’entraînement étaient complètement standards. Nous avons dû adapter de gros pneus à basse pression sur la voiture. Ils sont importants car il s’agit de faire monter le véhicule au-dessus de la neige plutôt que de creuser des sillons. Nous roulions avec un dixième d’une pression normale de pneus de route. C’est si mou que vous pouvez rouler sur la main de quelqu’un sans le blesser!

La voiture était tellement légère que toutes nos pistes ont disparu au moment où nous sommes revenus.»

Pour s’adapter aux pneus, le corps de la voiture a dû être relevé avec un nouveau sous-châssis. Une nouvelle suspension et des engrenages ont été installés dans les moyeux de la roue pour faire face aux différentes forces et à la nécessité d’une rotation plus lente pour garder la même vitesse.

Les seules autres modifications ont été l’augmentation de la capacité du réservoir, la conversion du moteur pour rouler au Jet A-1, le seul carburant disponible sur le continent, et l’installation d’un préchauffage pour le froid.

«Les gens qui connaissent l’Antarctique savent ce qu’il fait aux machines : elles tombent toutes en pièces», a déclaré Jónsson. «Même les machines les plus imposantes craquent et se désagrègent. C’était la première fois que cette traversée totale était tentée, sans parler du fait que c’était un aller-retour. Beaucoup de gens ont pensé que nous ne réussirions jamais. Quand nous sommes rentrés, ils ne pouvaient pas croire que nous l’avions effectivement fait!».

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