Mohamed Khaddi, un artiste au sourire radieux s’éteint

Mohamed Khaddi, un artiste au sourire radieux s’éteint

Le décès d’artistes s’enchaîne. Cette fois-ci, c’était au tour du comédien au sourire radieux Mohamed Khaddi de partir lundi à l’au-delà. L’annonce est faite, le jour même, par le président du Syndicat marocain des professionnels des arts dramatiques, Messaoud Bouhcine.
Avant son décès à l’âge de 73 ans à Rabat, l’artiste avait récemment fait un AVC. Il s’est, d’autant plus, éclipsé de la scène. Visiblement, la maladie est à l’origine de cette absence après un parcours artistique riche sur les planches, ainsi que sur le petit et grand écran.
Il est d’ailleurs connu pour ses rôles dans les œuvres de la troupe du théâtre national dont les membres ont une notoriété sur la télévision. Des personnages qu’il a interprétés avec des répliques pleines de rimes.

Mohamed Khaddi s’était même lancé, de son vivant, en mise en scène. Sa dernière œuvre en date étant «Ala Sabil Al Mital» (A titre d’exemple) qu’il a récemment présentée, avec son équipe composée de professionnels, au Maroc et à l’étranger. Il a, de surcroît, mis en scène d’autres pièces de théâtre.
Outre ladite troupe, il était membre de celle du théâtre marocain appelée «Al Maâmora». En fait, l’art des planches était sa formation initiale puisque l’artiste, né à Salé, a fait ses études au fameux Isadac (institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle) à Rabat. Après quoi, il a joué dans plus de 80 pièces de théâtre, comiques, tragiques et mélodramatiques. Il a fini par diriger la troupe dénommée «Masrah lyaoum wa lghad».

En cinéma, il s’est même affiché dans de grandes productions internationales depuis les années 70. C’est le cas des films «Le Message», «Mr. Jones», «Tuer n’est pas jouer», «David», «Salomon», «Printemps d’Andalous» en Syrie. Sur les grands écrans marocains, il s’est produit dans plusieurs œuvres dont «Elle est diabétique et hypertendue et elle refuse de crever».
En télévision, l’artiste a participé dans une dizaine de séries télévisées notamment «Dar El Ghezlan» et une vingtaine de téléfilms depuis la même décennie.
Sur les ondes, l’artiste a pris part dans une dizaine de feuilletons. Pour la radio, il a également dédié un feuilleton comme il l’a fait pour la télévision. En effet, il avait signé 4 téléfilms pour le petit écran.
Un tel parcours dénote de la passion de Mohamed Khaddi pour l’art qu’il a marqué par un grand nombre d’œuvres conçues et interprétées avec brio.

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