Amine Ameziane : «L’agriculture marocaine va aussi profiter des solutions que propose le numérique»

Amine Ameziane : «L’agriculture marocaine va aussi profiter des solutions que propose le numérique»

Entretien avec Amine Ameziane, Géomaticien auprès de «Géosystems»

Système de positionnement par satellite, technique de détection à distance, système d’information géographique… autant de solutions proposées par la start-up «Géosystems». Sélectionnée parmi une trentaine de start-up pour présenter ses solutions innovantes lors de FUTUR.E.S à Casablanca, l’entreprise basée dans la région parisienne propose une réponse technologique de proximité aux professionnels qui recherchent des solutions pour acquérir, orienter, mesurer, analyser et mettre en forme des données géoréférencées à partir d’imagerie géospatiale. Afin d’en savoir plus, nous sommes allés à la rencontre de Amine Ameziane, géomaticien et ingénieur d’affaires auprès de «Géosystems». 

ALM : En quoi consiste exactement votre projet ?

Amine Ameziane : En fait nous travaillons sur le côté géospatial au sens large du terme. Plus concrètement, on se focalise sur divers domaines, ça peut être sur l’agriculture de précision, sur la foresterie, les solutions pour les gestionnaires de réseau, par exemple l’eau, l’assainissement, ou le réseau électrique, en se basant sur des techniques comme la géomatique, c’est-à-dire le traitement informatique de données géographiques. Concernant les études qu’on peut réaliser ou les services qu’on présente, ils consistent en l’acquisition de données depuis l’imagerie satellitaire ou encore d’imagerie aérienne. Par la suite on procède à un certain nombre de traitements. La donnée on peut également la récupérer sur le terrain et pas seulement à distance. Dans ce sens, on effectue la partie traitement et analyse de la donnée, soit sur des logiciels desktop, serveurs ou autres et puis il y aura la diffusion, le «GéoCatalogage» et la diffusion d’information spéciale. Plus simplement, on essaye en quelque sorte de couvrir le cycle de vie de la donnée géospatiale depuis la collecte, l’acquisition, le traitement et la dernière partie qui est la diffusion de la donnée auprès des partenaires.

Vous avez évoqué l’agriculture de précision, quel impact aura votre produit par exemple sur la production agricole?

Si on prend l’agriculture de précision, aujourd’hui on peut avoir grâce à cette technologie à titre d’exemple le suivi d’une maladie sur une parcelle. C’est-à-dire un agriculteur qui cultive du blé, de l’orge, des brocolis ou encore des betteraves peut par exemple détecter et gérer plus efficacement une maladie qui se propage sur son champ. Il peut éviter les pertes au niveau de sa récolte s’il fait usage de ses outils géospatiaux. Ces «géosystems» sont capables de collecter l’information, suivre l’évolution de cette maladie détectée par imagerie via drones par exemple. Ces techniques peuvent lui permettre d’anticiper, d’avoir une sorte de prévision et de visibilité. Ainsi, il peut éventuellement agir en effectuant un traitement spécifique comme mettre par exemple des pesticides pour prévenir cette maladie et éviter la perte de sa production. Pour nous c’est une façon d’optimiser la production de l’agriculteur.

La production agricole serait donc impactée positivement avec l’utilisation du numérique, comment faire en sorte que l’agriculteur puisse améliorer sa productivité en termes de chiffres ?

C’est variable d’une production agricole à une autre. Ça dépendra de la culture (blé, orge, betterave, pomme de terre, etc.).

Cela dépend aussi des problématiques que l’agriculteur veut traiter pour améliorer sa production. C’est vraiment au cas par cas.

Comment comptez-vous développer votre idée sur le marché marocain ?

Le Maroc est à l’avant-garde avec le Plan Maroc Vert. Il s’avère par ailleurs que les agriculteurs et les coopératives dans le pays ne sont pas encore dans une phase d’utilisation du numérique pour l’optimisation de leur production. Vous savez, à un niveau mondial le numérique est en train de bouleverser tous les paradigmes.

Le Maroc n’est pas en reste, il est dans cette optique, on parle de «Smart cities», d’agriculture intelligente. Par la nature des choses, l’agriculture marocaine va aussi profiter des diverses solutions que propose le numérique.

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