Compte courant : Un déficit de 26,7 milliards DH

Compte courant : Un déficit de 26,7 milliards DH

Le compte des transactions courantes est sorti déficitaire à fin septembre 2016. La balance des paiements a enregistré dans ce sens un déficit de l’ordre de 26,7 milliards  de dirhams contre un solde négatif de l’ordre de 14,2 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente.

C’est ce qu’on peut déduire des résultats des échanges extérieurs publiés par l’Office des changes au titre des neuf premiers mois de l’année. L’Office des changes lie ce résultat principalement à l’augmentation du déficit des transactions au titre des biens. Cet écart est estimé à 20,3 milliards de dirhams. Toutefois, ce déficit a été atténué par la hausse des excédents à la fois  du compte du revenu secondaire, soit un additionnel de 4,1 milliards de dirhams, et des échanges de services (+1,8 milliard de dirhams). L’allégement de 1,9 milliard de dirhams du déficit du compte du revenu primaire à concurrence a également été observé à fin septembre 2016.

Au niveau des investissements, l’Office des changes indique que «la position extérieure globale qui reflète la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde fait ressortir une situation nette débitrice de 628,9 milliards de dirhams contre un débit de 620,4 milliards de dirhams observé à fin septembre 2016». Et d’expliquer que «cette situation résulte d’une hausse de l’encours des engagements financiers (20,3 milliards de dirhams) ainsi que celle de l’encours des avoirs financiers (11,9 milliards de dirhams)». En expliquant l’augmentation de l’encours des engagements financiers, l’Office des changes indique qu’elle est imputable à la hausse enregistrée au niveau de toutes les composantes de ces engagements. Citons en l’occurrence les investissements directs (9,4 milliards de dirhams), les investissements de portefeuille (3,3 milliards de dirhams) et les autres investissements (7,7 milliards de dirhams).

Le stock des avoirs financiers a connu une nette progression. Il est passé de 373,9 milliards de dirhams à fin juin 2016 à 385,7 milliards de dirhams à fin septembre. «Cette hausse est expliquée principalement par l’accroissement de 8 milliards de dirhams du stock des avoirs de réserve», apprend-on de l’Office des changes.

La balance commerciale en quête d’équilibre

A fin septembre 2016, le déficit commercial a augmenté de 20 milliards de dirhams. Cette hausse résulte d’une amélioration de 21,5 milliards de dirhams des importations, atténuée par une légère amélioration de 1,5 milliard de dirhams des exportations.

«Le déficit commercial atteint 136,9 milliards de dirhams contre 116,8 milliards de dirhams une année auparavant. Le taux de couverture se situe à 54,5% au lieu de 58,2% au titre des neuf premiers mois de 2015», relève-t-on de l’Office des changes. Les importations se sont en effet établies à  301 milliards de dirhams contre 279,5 milliards de dirhams une année auparavant. L’évolution relevée dans ce sens est de 7,7% imputable à la hausse de 17,1 milliards de dirhams des achats de biens d’équipement et de 8,6 milliards de dirhams de produits finis de consommation. Les importations des produits alimentaires ont grimpé de 5,2 milliards de dirhams. Il en est de même pour les importations de demi-produits qui se sont consolidées de 5,1 milliards de dirhams à fin septembre  2016.

S’agissant de  la facture énergétique, elle a connu une régression. Le repli est estimé à 11,7 milliards de dirhams du fait de la baisse des cours et des quantités importées. «En dehors des achats de biens d’équipement et de demi-produits, les importations demeurent quasiment stables», fait savoir l’Office des changes.

Les exportations ont affiché, à fin septembre, une légère amélioration estimée à 1,5 milliard de dirhams. Les expéditions se sont élevées à 164,1 milliards de dirhams contre 162,7 milliards de dirhams générés à la même période de l’année précédente. Se référant à l’Office des changes, ce résultat s’explique par la hausse de 4,4 milliards de dirhams des ventes du secteur automobile et de 1,9 milliard de dirhams de celle du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Ces hausses se sont atténuées par la baisse de 4,8 milliards de dirhams des ventes de phosphates et dérivés.

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