Forum marocain du commerce : 1.325 recommandations pour développer le commerce

Forum marocain du commerce : 1.325 recommandations pour développer le commerce

Ce forum a mis en lumière les principales problématiques et pistes de réformes à même de permettre au commerce national d’atteindre son plein potentiel en plaçant au cœur de cette dynamique le rôle moteur du commerçant marocain, acteur central du développement.

Confronté aux défis posés par l’ouverture des marchés, les défis sociaux, économiques et de reconstruction, le secteur du commerce au Maroc fait l’objet à Marrakech d’une analyse minutieuse lors du Forum marocain du commerce qui se tient les 24 et 25 avril. Sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le ministère de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique organise cet événement qui se veut un espace d’échange et de débat dans lequel les différentes parties prenantes mutualiseront leurs connaissances du terrain pour délivrer des recommandations claires et réalisables. Il s’agit concrètement d’adopter une approche qui permet de fédérer et d’organiser le commerce marocain, tout en rassemblant les initiatives et en réformant la gouvernance sectorielle. Rassemblant plus de 1.000 participants et une trentaine de plates-formes de discussion et d’échange, ce forum a mis en lumière les principales problématiques et pistes de réformes à même de permettre au commerce national d’atteindre son plein potentiel en plaçant au cœur de cette dynamique le rôle moteur du commerçant marocain, acteur central du développement.

Le ministre de tutelle, Moulay Hafid Elalamy, s’est d’ailleurs longuement attardé sur ce point. Chiffres à l’appui, le ministre a fortement souligné l’importance du commerce et partant du commerçant dans l’économie nationale. Deuxième employeur au Maroc, il est pratiqué par 1,5 million de commerçants, soit 14% des travailleurs marocains. Son importance est telle que 65% des dépenses des ménages lui sont consacrées.

Dans un environnement en perpétuelle mutation, le secteur du commerce s’est nettement développé. Les unités commerciales sont passées de 147 en 2011 à 575 en 2018. Quant aux franchises elles sont actuellement au nombre de 745. Toutefois, ce développement s’accompagne paradoxalement par certains points de blocage qui entravent aujourd’hui l’épanouissement du secteur en général et du petit commerçant en particulier. Dans ce sens, un travail de concertation régionale réalisé en amont dans les 12 régions du Royaume a permis de réunir près de 9.400 participants pour aboutir à des recommandations qui visent à libérer le potentiel commercial du Maroc et lui permettre de relever les défis posés par l’ouverture des marchés.

«Les suggestions et recommandations faites par les organisations professionnelles, les syndicats et tous les acteurs impliqués au nombre de 1.325 recommandations, constitueront sans aucun doute un pilier très important dans le développement d’une vision globale visant à promouvoir ce secteur vital pour l’économie nationale», explique Moulay Hafid Elalamy. La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), présente en la personne de son président Salaheddine Mezouar, a également élaboré un mémorandum comprenant 76 recommandations visant à développer le secteur du commerce.

En abordant toutes les questions centrales du commerce national, cet événement se donne l’ambition de constituer un tournant historique pour le secteur en dessinant les contours d’une nouvelle orientation stratégique, d’une nouvelle vision du commerce qui accélère la vocation du Maroc à s’ériger définitivement en «Hub» panafricain à vocation globale.

«Notre objectif ultime est de faire en sorte que le pouvoir d’achat du consommateur marocain et la protection de ses droits soient améliorés et que le secteur soit un secteur d’excellence dans lequel le petit commerçant est le pilier», précise le ministre.

Et d’ajouter : «Il est nécessaire d’élaborer une stratégie globale pour encadrer et faire face à la croissance de ce secteur, en réponse aux besoins des acteurs économiques, en particulier des commerçants à l’instar des autres secteurs clés de notre économie».

Le commerce joue, en effet, aujourd’hui, un rôle clé dans le modèle de développement national. C’est dans ce cadre que s’inscrivent aujourd’hui les efforts pour contribuer à la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie nationale qui permettra au secteur de jouer pleinement son rôle dans le développement du pays.

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