La notion de Très petite et moyenne entreprise en phase de définition

La notion de Très petite et moyenne entreprise en phase de définition

L’Observatoire marocain de la TPME tient son deuxième conseil d’administration

«Ce sont des problématiques plus au moins difficiles qu’il faudra étudier. Nous devons prendre le temps nécessaire pour clarifier la dénomination de la TPME…».

Définir la définition exacte de la Très petite et moyenne entreprise (TPME) et harmoniser la définition des unités informelles… se sont là les principales problématiques sur lesquelles se penche le comité scientifique de l’observatoire marocain de la TPME. Cette mission a été approuvée, mercredi 12 juillet, en marge de la deuxième réunion du conseil d’administration de l’Observatoire qui s’est tenue au siège de Bank Al-Maghrib. Le travail de définition marque en effet un premier pas vers la connaissance de ce secteur, considéré comme étant le noyau de l’économie nationale.

«Ce sont des problématiques plus au moins difficiles qu’il faudra étudier. Nous devons prendre le temps nécessaire pour clarifier la dénomination de la TPME et de sortir avec des définitions en phase de la réalité économique marocaine», nous confie dans un bref entretien Jilali Rahali, directeur exécutif de l’observatoire marocain de la TPME. Le comité scientifique, qui sera composé d’experts nationaux et internationaux, aura pour mission d’assurer la robustesse des techniques utilisées. Il apportera également sa contribution dans le traitement des problématiques précitées. Parmi les sujets débattus lors de cette réunion figure également l’adoption d’une même nomenclature sectorielle des activités, harmonisant ainsi toutes les administrations marocaines à son utilisation.

Le conseil, présidé par la Banque centrale, est composé par trois départements ministériels, à savoir les affaires générales et la gouvernance, l’industrie et l’économie et des finances. Le conseil comprend également la DGI, le HCP, l’OMPIC, le GPBM et la CCG. Il a été décidé également le traitement de la population des entreprises inactives ou faisant l’objet d’une procédure de dissolution. «L’une des missions de l’Observatoire est la délimitation de la population des TPME. Il s’agit maintenant de fédérer les différentes actions au niveau de l’administration marocaine et de renforcer la synergie pour permettre à la cible qui est la TPME de gagner en croissance et contribuer de façon claire et efficace à la résorption du chômage», souligne le directeur exécutif de l’Observatoire marocain de la TPME. Il a été décidé par ailleurs de généraliser l’identifiant commun des entreprises au niveau des différentes bases de données et fiabiliser les données des fichiers gérés par les fournisseurs d’information de l’Observatoire.

Selon M. Rahali, une étude de l’Observatoire verra bientôt le jour donnant un panorama détaillé du secteur. Pour assurer l’exactitude des données à fournir, des conventions d’échanges d’information ont été conclues entre l’Observatoire marocain de la TPME, la direction générale des impôts, l’OMPIC, et Bank Al-Maghrib.

La deuxième réunion du Conseil d’administration de l’Observatoire marocain de la TPME a été une occasion pour approuver le budget de cette structure et sa répartition entre les membres. Rappelons que la TPME est une composante importante de l’économie marocaine. Le secteur s’érige en tant que levier principal pour la croissance inclusive du Maroc. Plusieurs actions ont été engagées dans ce sens pour assurer une bonne structuration de ce tissu économique, notamment la constitution d’un observatoire national.

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