Les relations économiques entre le Maroc et le Canada en pleine croissance

Les relations économiques entre le Maroc  et le Canada en pleine croissance

Une convention de partenariat signée entre la CGEM et la CCIM

Des opportunités d’affaires multiples s’offrent aux investisseurs canadiens, notamment dans le domaine des technologies de pointe et dans le secteur des énergies propres.

Dynamiser les relations économiques entre le Maroc et le Canada. C’est l’objectif de la journée diplomatie et affaires organisée mardi à l’ambassade du Canada à Rabat par la Chambre de commerce et d’industrie Al Maghreb au Canada (CCIMC). Une journée qui couronne le lancement de la 4ème édition MaroCan. Cette édition, placée sous le thème «Le Maroc porte sur l’Afrique», a pour finalité d’explorer les opportunités d’affaires et de partenariats. Au cours de cet événement, Anis Birou, ministre chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, a souligné que «de pareilles initiatives font des 100.000 Marocains résidant au Canada les promoteurs d’une dynamique de rapprochement entre nos deux pays». Sur les relations entre le Maroc et le Canada, Nathalie Dubé, ambassadrice du Canada au Maroc, a affirmé que les deux pays entretiennent d’excellentes relations diplomatiques et que le Maroc est un partenaire privilégié du Canada à plusieurs égards. Sur le plan commercial, Mme Dubé a souligné que «le Maroc est le 5ème plus important partenaire bilatéral du Canada en Afrique. Les échanges de marchandises entre les deux pays sont en constante augmentation depuis plus de 6 ans. Ils ont frôlé les 5,7 milliards de dirhams en 2016, une hausse de 135% par rapport à 2010». Les principales marchandises exportées par le Canada vers le Maroc sont le blé dur, les lentilles, les crustacés, le chlorure de potassium et les composants aéronautiques. Ces derniers sont en plein dynamisme grâce à l’investissement de Bombardier à Nouaceur, explique Nathalie Dubé. Et d’ajouter qu’en retour les principales marchandises importées du Maroc par le Canada sont, entre autres, les agrumes, les phosphates, et l’argent. Par ailleurs, malgré les relations bien établies entre le Maroc et le Canada, «nous pouvons faire beaucoup plus pour accroître et diversifier nos échanges», a précisé Mme Dubé. Des opportunités d’affaires multiples s’offrent donc aux investisseurs canadiens, notamment dans le domaine des technologies de pointe et dans le secteur des énergies propres.

Selon elle, grâce «à son positionnement stratégique, le Maroc peut également servir de tremplin pour les entreprises canadiennes vers le continent africain».

Présent lors de cette signature d’accord, Abdou Souléye Diop, président de la commission Afrique et relation Sud-Sud à la CGEM, a souligné que «la CGEM vient de lancer la 13ème région qui correspond aux Marocains employeurs du monde».

Et d’ajouter que le Maroc a un potentiel très important à offrir dans la coopération entre les deux pays. Il a donné comme exemple l’installation de Bombardier comme étant un aboutissement de toute la politique des écosystèmes du Maroc et surtout de ses métiers mondiaux. Au sujet de la convention signée il a précisé que ce partenariat «va nous permettre de travailler fortement avec la CCIMC». Et d’ajouter :  «La CGEM sera certainement acteur du Citex 2017 (Exposition canadienne internationale des transactions commerciales)». Abdou Soulyé Diop a affirmé que le Maroc est un hub pour l’Afrique. Ainsi, le pays a signé plus de 1.000 accords avec les pays africains, et a demandé son adhésion à la CEDEAO. Selon lui, «il y a de réelles opportunités entre les entreprises marocaines, les entreprises canadiennes et les entreprises africaines pour co-investir dans le continent. Nous avons une responsabilité pour construire des opportunités d’affaires entre nos pays, nous avons également la responsabilité de développer l’Afrique». Par ailleurs, Abderrahim Khouibaba, président de la CCIM, a confié : «Notre objectif c’est surtout d’élargir le champ de recherche pour les entreprises qui veulent accompagner les entreprises canadiennes au Maroc. La convention signée avec la CGEM facilitera énormément notre mission».  Selon lui, cette structure permettra d’assister les investisseurs dans leurs projets au Maroc. S’agissant des secteurs concernés, M. Khouibaba ne cache pas son souhait de voir se multiplier le volume d’exportation entre le Maroc et le Canada. «On vise à travers cette convention des secteurs comme l’agroalimentaire, parce que le Canada peut offrir énormément dans ce sens et notamment dans la conservation des aliments. Et pour cause, le Maroc est un pays agricole par excellence, où notamment l’exportation d’agrumes est importante», a-t-il fait remarquer.   

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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