Vers la création d’un conseil agricole maroco-brésilien

Vers la création d’un conseil agricole maroco-brésilien

Aziz Akhannouch s’entretient avec son homologue brésilien Blairo Maggi

Blairo Maggi a appelé à ce que les deux pays réévaluent leurs échanges et lèvent les barrières commerciales en vue de consolider les échanges en agriculture.

Le Maroc et le Brésil ambitionnent de créer un conseil agricole où des techniciens des deux pays examineront les similitudes et discuteront des opportunités d’export bilatérales. C’est ce qu’a convenu Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, avec son homologue brésilien Blairo Maggi. Les deux ministres se sont entretenus, en marge des travaux de la COP22, afin d’échanger les expériences respectives et identifier les opportunités d’affaires en vue d’augmenter les échanges agricoles entre le Maroc et le Brésil. Dans son intervention, M. Akhannouch a passé en revue les principales réalisations du Plan Maroc Vert.

Le ministre a mis le point sur le rôle de la feuille de route agricole dans la transformation du profil de l’agriculture marocaine en une agriculture plus résiliente. M. Akhannouch a par ailleurs misé sur le volet commercial comme vecteur prépondérant de l’investissement. La rencontre a constitué une découverte réciproque pour les deux pays. A ce propos, le ministre brésilien a tracé les pistes d’une nouvelle coopération agricole avec le Maroc. Blairo Maggi a déclaré que son pays  est intéressé par la sardine marocaine. De même, le Brésil ambitionne de vendre de la viande bovine au Maroc. Le ministre brésilien a également souligné la faible pénétration du Brésil du marché agricole marocain. Son pays participe à hauteur de 1% dans les importations marocaines en blé. Le Brésil n’occupe que 2% des importations marocaines en Soja. De même, sa contribution est quasi inexistante en termes d’importations marocaine en coton ou en chocolat. De ce fait, Blairo Maggi a appelé à ce que les deux pays réévaluent leurs échanges et lèvent les barrières commerciales en vue de consolider les échanges en agriculture.

Rappelons que le Brésil détient 6,9% du marché agricole mondial. L’ambition est d’atteindre une part de 10% sur les cinq prochaines années. La participation brésilienne sur le marché européen est de 9,6%, de 2,9% sur le marché américain et de 17,2% sur le marché chinois.

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