Edito : Silence radio…

Edito : Silence  radio…

Pour le Maroc, l’affaire Fresenius tombe très mal. Cette entreprise allemande, cotée à la Bourse de New York, a été prise en flagrant délit de corruption en ayant versé des pots-de-vin à de hauts responsables dans 17 pays.

Or il se trouve que le Maroc, qui en fait partie, vient justement d’améliorer son classement sur l’indice de perception de la corruption de Transparency International. A cela s’ajoute le fait que l’Etat marocain a clairement fait savoir sa volonté de lutter sérieusement contre la corruption. La stratégie nationale, dévoilée en 2016, a été effectivement mise en marche avec la constitution de la commission nationale chargée de veiller à la mise en œuvre de ladite stratégie. Mais bizarrement, alors que l’affaire a été dévoilée il y a plusieurs jours, aucune réaction officielle n’a été relevée que ce soit du côté du ministère de la santé ou du chef de gouvernement. Pas de réaction, ni de commentaire et encore moins de communiqué officiel.

Pourtant, à quelque chose malheur est bon, cette annonce aussi préjudiciable qu’elle puisse paraître, représentait une occasion idéale pour l’Etat marocain pour prouver et confirmer son implication irréversible dans la lutte contre la corruption.

A contrario, opter pour la politique du silence radio n’est pas forcément la meilleure manière de se défendre en pareille situation. S’il est difficile, certes, qu’une décision ou une sanction soit prise à ce stade prématuré, la réaction minimale aurait été que l’on annonce officiellement, par exemple, que l’Etat marocain a pris acte de ces faits et qu’’une enquête a été enclenchée. Une telle initiative n’aurait strictement rien coûté au regard du bénéfice qu’elle aurait engrangé…

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *