Mouvement populaire : La succession de Laenser est ouverte

Mouvement populaire : La succession de Laenser est ouverte

Plusieurs candidats potentiels lorgnent le fauteuil de secrétaire général du parti de l’épi

Hassad fait face à un handicap de taille puisque les statuts du Mouvement populaire imposent aux candidats au secrétariat général de justifier au moins d’un mandat au sein du bureau politique alors que l’ancien ministre et wali vient juste de rejoindre cette instance il y a quelques mois.

Le secrétaire général du Mouvement populaire, Mohand Laenser, ne sera pas candidat pour ce poste lors du prochain congrès national du parti. Après 30 ans passés à la tête du parti de l’épi (majorité gouvernementale), l’actuel président de la région Fès-Meknès s’apprête à passer le flambeau. A quelques mois de la tenue du congrès prévu l’été prochain, le fauteuil de leader attise déjà les convoitises. Les noms de plusieurs candidats potentiels commencent déjà à circuler. Il s’agit notamment de Mohamed Hassad. L’ancien ministre de l’intérieur ainsi que de l’éducation nationale peut créer la surprise en devenant le nouveau patron du parti de l’épi. En attendant, Hassad fait face à un handicap de taille puisque les statuts du Mouvement populaire imposent aux candidats au secrétariat général de justifier au moins d’un mandat au sein du bureau politique alors que l’ancien ministre et wali vient juste de rejoindre cette instance il y a quelques mois. L’amendement des statuts avait été à un moment mis sur la table pour supprimer cette disposition mais pour le moment, aucun changement n’a été introduit. Un autre candidat pourrait également tenter sa chance lors du prochain congrès. Il s’agit de Mohamed Ouzzine, l’ancien ministre de la jeunesse et des sports et ex-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, garde ses chances pour devenir le numéro un des Harakis lors du prochain congrès. Pour ceci, il justifie d’une expérience assez longue au sein des instances du parti puisqu’il y a été secrétaire général de la jeunesse harakie pendant plusieurs années en plus de son parcours au Parlement et au gouvernement. Cela dit, son limogeage du gouvernement reste un sérieux handicap malgré sa proximité de certains poids lourds dans les appareils du parti.

Un troisième candidat pourrait rejoindre les deux premiers dans la course au fauteuil de secrétaire général. Mohamed Moubdii, l’actuel président du groupe parlementaire du MP à la Chambre des représentants, reste un candidat sérieux pour la succession de Mohand Laenser. Moubdii a été ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration dans l’ancienne équipe gouvernementale. Il est considéré comme l’homme fort du parti dans la région de Béni Mellal-Kénifra. Député de la région pendant plusieurs mandants, il dirige depuis de longues années le conseil de la ville de Fqih Bensaleh. Enfin, un quatrième nom commence à circuler. Il s’agit de l’actuel ministre de la culture et de la communication, Mohamed Laârej. Élu député à trois reprises, il est membre du bureau politique depuis 2015. Il a également assumé la présidence du groupe parlementaire de son parti à la première Chambre dès 2013. Reste à connaître si l’un de ces quatre candidats réussira à s’imposer avant le prochain congrès du parti. En tout cas, les préparatifs vont bon train. Le Mouvement populaire vient d’organiser un conseil national il y a quelques semaines. De même, le congrès de la femme harakie est annoncé dans quelques jours, plus précisément le 10 mars, alors que le congrès de la jeunesse du parti doit avoir lieu en avril. Ces deux événements seront très suivis puisque les candidats potentiels vont tenter de placer des proches à la tête de ces instances dans le but de garantir des soutiens supplémentaires dans la course au fauteuil du leader.

Il faut préciser que le MP est l’un des anciens partis politiques. Il a été créé au lendemain de l’indépendance en 1957. Le parti compte 25 députés à la Chambre des représentants et 12 conseillers parlementaires à la deuxième Chambre. Il est membre de la coalition gouvernementale et dirige deux ministères, à savoir le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le ministère de la culture et de la communication. Le parti chapeaute également trois secrétariats d’Etat, en l’occurrence le secrétariat d’Etat chargé de l’habitat, le secrétariat d’Etat chargé du développement rural et des eaux et forêts et le secrétariat d’Etat chargé de la formation professionnelle.

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