octobre 17, 2017

Nizar Baraka prend les commandes de l’Istiqlal: La page Chabat définitivement tournée

Nizar Baraka prend les commandes de l’Istiqlal: La page Chabat définitivement tournée

Le nouveau patron du PI a salué les efforts déployés par tous les Istiqlaliens pour réunir les conditions de réussite de «cette étape historique» qui contribuera au renforcement de la démocratie au sein du parti, affirmant sa détermination à œuvrer pour développer l’action de sa formation au service du pays et des citoyens.

Nizar Baraka plébiscité à la tête du parti de la balance. Le parti de l’Istiqlal (PI) a, en effet, un nouveau secrétaire général. Nizar Baraka sera ainsi le numéro un de l’Istiqlal pour les cinq années à venir. L’élection du nouveau secrétaire général est intervenue à l’issue d’un vote des membres du conseil national de l’Istiqlal qui fait office de parlement pour le parti. Dans les détails, le taux de participation a atteint 96%. Autrement, sur un corps électoral composé de 1.284 personnes, pas moins de 1.238 ont pris part à l’opération de vote. Ces derniers ont donné la victoire au candidat Nizar Baraka qui a largement dominé son challenger, le secrétaire général sortant, Hamid Chabat. Les chiffres sont édifiants. Nizar Baraka a obtenu 924 voix contre seulement 234 pour Chabat. Le comité d’organisation a également recensé quelque 78 bulletins soit nuls, soit annulés.

Le score sans appel obtenu par Baraka qui occupe actuellement le poste de président du Conseil économique, social et environnemental, a poussé le secrétaire général sortant à reconnaître sa défaite. Chabat a, en effet, annoncé après l’annonce des résultats définitifs du vote qu’il ne comptent pas contester le scrutin. Il a également fait savoir qu’il comptait travailler avec le nouveau secrétaire général dans l’intérêt du parti. De son côté, Baraka a salué les efforts déployés par tous les Istiqlaliens pour réunir les conditions de réussite de «cette étape historique» qui contribuera au renforcement de la démocratie au sein du parti, affirmant sa détermination à œuvrer pour développer l’action de sa formation au service du pays et des citoyens. Il a exprimé sa volonté de mettre en œuvre son projet dont les grandes lignes ont été présentées la veille du congrès, qui intervient, selon lui, en réponse à l’appel du devoir et en harmonie avec «la volonté commune des militants istiqlaliens pour donner une nouvelle impulsion au parti».

Ce projet œuvre à consolider la réconciliation et la confiance au sein du parti, à travers la mobilisation des différents acteurs, catégories et secteurs du parti et l’élaboration d’une charte du militant istiqlalien, qui détermine la déontologie, les comportements et les bonnes pratiques à respecter au sein et à l’extérieur de la formation de la balance, a-t-il expliqué. M. Baraka a également indiqué que son projet vise à adopter une gouvernance efficiente et dynamique, ainsi que les bonnes pratiques dans la gestion et ce, à travers l’élaboration d’un cadre de contractualisation avec les instances du parti, les organisations parallèles et les alliances professionnelles et d’une stratégie pour moderniser la communication interne, une stratégie participative et intégrée visant à présenter des services concrets et durables aux citoyens.

Titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu en 1992, il rejoindra quelque temps après le ministère des finances en 1996 où il assumera plusieurs postes de responsabilité, dont celui de Directeur-adjoint de la direction des études et des prévisions financières. Petit-fils du fondateur du parti, Allal El Fassi, Nizar Baraka intègre les rangs du parti de l’Istiqlal très tôt en 1981. Il gravit par la suite les échelons au sein de l’appareil du parti. Il sera ainsi élu membre du conseil national en 1989 avant de siéger au comité central en 1998. Il intègre le comité exécutif en 2003. S’agissant des fonctions ministérielles, il sera ministre délégué en charge des affaires générales dans le gouvernement de Abbas El Fassi entre 2007 et 2011. Après les élections législatives anticipées cette même année, il devient ministre de l’économie et des finances jusqu’en 2013 où il sera nommé président du Conseil économique, social et environnemental.

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