Appel de la Banque mondiale : Il faut investir dans les programmes de la petite enfance

Appel de la Banque mondiale : Il faut investir dans les programmes  de la petite enfance

«Les enfants dont les parents jouent avec eux et leur parlent depuis leur naissance, leur lisent des livres et les aident à faire leurs devoirs ont plus de chance de réussir à l’école».

Investir davantage dans les programmes pour la petite enfance. C’est ce que recommande la Banque mondiale au Maroc dans un document publié récemment. En effet, l’éducation est un levier efficace pour assurer le développement humain et faire reculer les inégalités, indique l’institution. La banque explique que le développement de la petite enfance conditionne l’évolution d’un individu et que les investissements dans ce domaine sont éminemment rentables.

Pour se concrétiser, le développement de la petite enfance passe par une stratégie intégrée globale et transversale,. Cette stratégie doit être mise en application dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la nutrition et de la protection sociale de manière coordonnée et efficace. Pour l’épanouissement global des enfants, notamment dans les familles menacées d’exclusion sociale, la mise en place des structures éducatives et de développement adaptés doit privilégier la qualité sur le nombre. Le Maroc peut aussi récolter les bénéfices économiques et humains à long terme s’il se dote de normes de qualité pour la prise en charge et l’éducation des jeunes enfants. La réussite de cette démarche passera par une sensibilisation de tous. Plus en détails, il faut informer les parents sur la nécessité de stimuler leurs enfants et d’interagir avec eux, les inciter à y prendre part et vérifier que les programmes mis en place contribuent bien à l’acquisition de compétences cognitives, de la naissance des enfants à leur cinquième anniversaire, précisent les experts de la Banque mondiale.

Dans ce sens, «les enfants dont les parents jouent avec eux et leur parlent depuis leur naissance, leur lisent des livres et les aident à faire leurs devoirs ont plus de chance de réussir à l’école». Dans le cas du Maroc, «cette stimulation cognitive est rare, surtout dans les milieux défavorisés, pour plusieurs raisons, qui vont du faible niveau d’instruction des parents et de leur méconnaissance des comportements susceptibles d’aider les enfants à réussir, à la taille des familles».

Autre volet évoqué par la Banque mondiale, celui des écoles maternelles dans le milieu rural. La banque s’appuie dans son analyse sur l’accès au programme de développement de la petite enfance de qualité. En effet, l’institution a relevé d’importants écarts entre les enfants les plus aisés et les plus défavorisés dans l’accès à ce programme. A cet égard, l’enjeu du développement du jeune enfant concerne sa survie même. Il s’avère par exemple que malgré le fort développement de l’accès à l’éducation préscolaire ces dernières années, certaines familles défavorisées ne bénéficient pas de ce service. Plus en détails, l’institution souligne que l’accroissement des écoles maternelles est plus remarqué dans les villes, notamment à l’initiative du secteur privé, assurant une alternative aux établissements préscolaires traditionnels, tels que le Msid et Koutab. Ces structures traditionnelles assurent 60% de la scolarisation en 2015-2016 selon la banque. Malgré les progrès en termes d’accès aux soins et à l’éducation préscolaire, de nombreux enfants marocains sont encore loin de pouvoir atteindre leur potentiel de développement. Et pour cause, le nombre restreint d’écoles maternelles dans le milieu rural. La banque met en cause le faible taux de prise en charge au préscolaire, notamment dans le milieu rural.  Dans sa synthèse, l’institution mondiale explique que «la prise en charge prénatale, contrôles de routine compris, la nutrition de la mère, la salubrité de l’environnement et la qualité des interactions et de la stimulation pendant l’enfance sont autant de facteurs décisifs pour l’épanouissement d’un enfant».

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