Casablanca : Le conseil de la ville déclare la guerre au manque d’hygiène

Casablanca : Le conseil de la ville déclare  la guerre au manque d’hygiène

Un projet d’arrêté communal a été élaboré dont l’approbation est prévue pour octobre

Les établissements qui respectent les normes d’hygiène se verront attribuer le label de qualité «Koul Hani». Ce label délivré par la commune devra être  affiché à la porte d’entrée de ces établissements.

Le conseil de la ville de Casablanca va durcir les règles en matière d’hygiène et d’environnement. Un projet d’arrêté communal de 128 pages comprenant 295 articles a été élaboré. Son approbation est prévue lors de la session d’octobre du conseil de la ville. Il vient ainsi actualiser l’arrêté permanent municipal de 1930 qui est devenu obsolète. Ce projet d’arrêté qui constitue une première pour la métropole économique traite de tout ce qui a trait à l’hygiène: les maladies contagieuses, les inhumations, les chiens errants, les insectes, les rats, les produits alimentaires, les règles d’hygiène dans les établissements alimentaires et les commerces d’alimentation, le transport des viandes, la propreté dans les lieux publics , les ambulances, les salles de sports, les spas, les salons de coiffure, les taxis, les façades des immeubles… Fruit d’un an et demi de travail et de réflexion, il s’est basé dans son benchmark sur les arrêtés sanitaires des villes de Fès et de Kénitra. La grande nouveauté est qu’en matière d’hygiène alimentaire, un nouveau système va être mis en place, à savoir le système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point), c’est-à-dire «analyse des risques et maîtrise des points critiques». Celui-ci permettra ainsi d’identifier, d’évaluer et de maîtriser les dangers significatifs au regard de la sécurité des aliments. Il peut être appliqué à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la production primaire à la consommation finale (consommateur).

Audit de qualité dans les établissements alimentaires
En vertu de ce projet d’arrêté, il est prévu la réalisation d’audit de qualité dans les restaurants, les snacks, les cafés, les épiceries ainsi que les laiteries. Ainsi, les établissements qui respectent les normes d’hygiène se verront attribuer le label de qualité «Koul Hani». Ce label délivré par la commune devra être affiché à la porte d’entrée de ces établissements. Ce qui permettra aux nationaux mais également aux touristes étrangers d’être mieux guidés pour aller se restaurer. Pour ceux qui n’ont pas respecté les règles d’hygiène, ils seront contraints de payer une amende de 100 DH par infraction. Prenons à titre d’exemple le cas d’un restaurant où les employés n’ont pas effectué la visite médicale, le propriétaire sera contraint de payer 100 DH d’amende par personne n’ayant pas subi la visite. Si l’établissement n’est toujours pas en règle lors du prochain contrôle, il risque la fermeture provisoire, voire définitive. En cas d’intoxication alimentaire, une poursuite judiciaire sera menée à l’encontre de l’établissement.

La police administrative généralisée en 2019
Pour faire respecter la réglementation et les normes, la police administrative doit être opérationnelle et généralisée à l’ensemble du territoire casablancais. «Le lancement de cette police administrative était normalement prévu au mois de juin pour les 5 arrondissements pilotes, à savoir Anfa, Moulay Rachid, Sidi Bernoussi, Sidi Othmane et Mâarif», signale-t-on du côté du conseil de la ville. Cette expérience pilote durera une année. Il faudra attendre 2019 pour que la police administrative soit généralisée à tout Casablanca. Il faut relever que la création de cette police administrative est le fruit d’une étude réalisée par la SDL Casa Prestation qui, rappelons-le, avait été créée en décembre 2014 à l’initiative des collectivités territoriales de Casablanca. Cette police administrative est gérée par la SDL Casa Prestation.

Sanctions : de 100 DH d’amende à la fermeture de l’établissement
Le projet d’arrêté a prévu des amendes dérisoires fixées à 100 DH pour chaque infraction. Cela dit, en cas d’atteintes graves à la santé des citoyens, des fermetures peuvent être prononcées comme signalées précédemment. Citons à titre d’exemple que le fait de jeter des ordures sur la voie publique est passible d’une amende de 100 DH. Il en va de même en cas de non conservation des aliments, se laver dans une fontaine publique, étendre le linge à l’extérieur, les fuites d’eau ou d’hydrocarbure sur la voie publique ou encore en cas de non stérilisation du matériel des coiffures.

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