octobre 20, 2017

La femme et le développement

Lundi 6 mai, l’Union Nationale des Femmes du Maroc (UNFM) a célébré son 33 ème anniversaire. A cette occasion, l’institution féminine et la Fédération des Chambres marocaines de commerce, de l’industrie et des services, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, ont organisé une journée d’étude sur le thème « femme et développement ? pour une meilleure participation de la femme marocaine au secteur privé »
La séance d’ouverture de cette journée a été présidée par S.A. la Princesse Lalla Fatima Zohra, présidente de l’union, en présence du ministre chargée de la Condition féminine, de la Protection de la famille et de l’enfance et de l’Insertion des handicapés, Mme Nezha Chekrouni, du ministre de l’Economie sociale, des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat chargé des Affaires générales du gouvernement, Ahmed Lahlimi, du ministre de la Prévision économique et du Plan, Abdelhamid Aouad et du président de la Fédération des Chambres marocaines de commerce, de l’industrie et de services, Abdellah Zouhair.
Lors de cette manifestation, S.A. la Princesse Lalla Fatima Zohra s’est déclarée convaincue que cette journée aboutira à des recommandations de nature à rendre encore plus efficient le rôle de la femme dans le développement économique. « J’ai la parfaite conviction que les développements et les évolutions positifs que notre pays connaît sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, nous incitent à l’optimisme et à avoir la foi en des lendemains meilleurs », a-t-elle souligné.
De son côté Mme Nezha Chekrouni a relevé que l’étude de la problématique de l’implication de la femme dans le développement traduit la profonde compréhension des défis du troisième millénaire, une ère où l’amélioration de la condition féminine s’impose, sachant que l’élément féminin représente, dans le secteur privé, une «force économique importante». Et d’ajouter qu’il est nécessaire de soutenir toute dynamique d’inspiration féminine et de protéger les droits et la dignité de la femme dont la participation au développement doit être abordée comme «un choix stratégique». Et de souligner que la promotion des entreprises féminines est désormais une urgence, vu son impact positif sur la mise en place d’une économie structurée.
M. Abdelhamid Aouad a, pour sa part, affirmé que les femmes, qui forment la moitié de la société, ne doivent pas être confinées sur la marge du cercle de production car, une telle situation conduirait à une «perte d’énergie, de potentiel et de moyens et ralentirait le développement». Et de préciser que la stratégie de la promotion de la femme repose sur trois axes fondamentaux, dont le premier porte sur l’adoption de politiques d’intégration pour remédier au retard enregistré notamment dans les domaines de l’alphabétisation, de l’éducation, de la formation et de la santé reproductive. Le deuxième axe consiste à mettre en place un cadre de développement durable des ressources humaines féminines, capable de valoriser les capacités de la femme et lui permettre d’occuper la place qui lui revient de droit au sein de la société. Quant au troisième, il porte sur les structures d’accueil et d’assistance aux femmes et aux jeunes filles confrontées à des situations délicates.

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