L’assassin du diplomate italien arrêté à Rabat

L’assassin du diplomate italien arrêté à Rabat

Le meurtre, lundi dernier, du couple italo-belge à Rabat, n’a aucun lien avec quelque acte terroriste. L’affirmation est d’une source policière de la capitale qui a pris part aux enquêtes sur le meurtre du diplomate italien Alessandro Messir Dulisianio et de son épouse La Gasse Delos Arianne. Selon cette source, il s’agit d’une affaire de vol qualifié qui s’est soldé, par un concours de circonstances, par un double meurtre. C’est d’ailleurs la version officielle qui a été exprimée par la délégation européenne à Rabat et qui parle d’"un cambriolage qui a mal fini".
L’un des enquêteurs résume l’affaire en déclarant que le cambrioleur, surpris par Alessandro Messir Dulisianio, a assené des coups de couteau à ce dernier avant de perpétrer le même forfait contre la maîtresse de maison. Par la suite, le meurtrier a pris la fuite à bord du véhicule du couple en emportant un téléviseur, une caméra, des bijoux et des effets vestimentaires.
Grâce à une grande mobilisation des services de sécurité, les enquêteurs ont réussi à élucider l’affaire en moins de vingt-quatre heures. Ainsi, le meurtrier, un dénommé Karim Zimach, a été arrêté au quartier "Akkari" à bord d’une Peugeot 307, soit le même véhicule volé. 
Pressé de questions par les éléments de la brigade criminelle préfectorale (BCP), il a fini par avouer son forfait, mais également par donner des renseignements sur les receleurs à qui il a eu recours pour écouler son butin. Hier mercredi, tôt dans la journée, les éléments de la BCP ont pu mettre la main sur deux personnes à Rabat et à Témara et qui étaient en possession, entre autres, des téléphones portables et des montres des deux victimes. Les trois personnes, à en croire une source policière, sont toujours soumises à des interrogatoires avant d’être déférées devant le Parquet de la capitale.
Contrairement à ce qui a été écrit auparavant, Karim Zimach a agi seul alors que tout mobile terroriste a été écarté. Juste après ce meurtre, des hypothèses ont été avancées, au Maroc et en Europe, quant à un éventuel acte terroriste en relation avec les dernières déclarations du Pape Benoît XVI.
Le meurtrier, selon les premiers éléments de l’enquête, toujours en cours, est inconnu dans les milieux de la criminalité puisque ne "justifiant" pas d’antécédents judiciaires. Agé d’une trentaine d’années, il a jusque-là géré un cybercafé à Témara, ville où il habite par ailleurs. Toxicomane, il aurait agi pour se procurer de l’argent et couvrir ses besoins, avance une source policière.  Le couple italo-belge venait de s’installer dans une villa de Hay Ryad avec quatre enfants dont l’aîné est âgé de neuf ans à peine. Ces derniers ont été pris en charge par un psychologue avant leur départ en Europe où ils iront rejoindre l’une des familles de leurs défunts parents.

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