Les parents des personnes en situation de handicap se mobilisent à Tanger

Les parents des personnes en situation de handicap se mobilisent à Tanger

L’association veut apporter le soin et la protection à ces enfants et leur faciliter l’accès à l’éducation et la formation, ainsi qu’assurer l’encadrement et l’information des mères.

La ville du détroit, qui se caractérise par une croissance constante de sa population, souffre d’un manque de structures d’accueil et de prise en charge bien adaptées aux personnes handicapées mentales. C’est dans ce contexte que des familles des enfants souffrant de cette déficience mentale, au quartier populaire M’ghougha Al Jadida, viennent de se regrouper en association. Selon Souad Bahi, vice-présidente de cette nouvelle association, l’idée de la constitution de celle-ci a été créée -sous le nom de «Zahra pour les enfants en situation de handicap mental de M’ghougha Al Jadida»- suite à une caravane médicale de dépistage du sida et maladies sexuellement transmissibles organisée, il y a plus de six moi, au centre de formation et d’insertion des jeunes, inauguré l’année dernière par SM Mohammed VI dans ce même quartier.

En tant que militante associative et participante à cette caravane, Mme Bahi déclare: «Nous avons constaté qu’un nombre important de femmes bénéficiaires était accompagné d’enfants souffrant de handicap mental. Nous avons décidé de leur apporter notre soutien en les aidant à se constituer en association, et ce en vue de leur faciliter, en tant que mamans, leur quotidien. Surtout qu’elles sont toutes issues d’un milieu pauvre et cette maladie mentale exige beaucoup d’attention et d’argent de la part des parents», affirme-t-elle. 

Il est à noter que cette nouvelle association est constituée dans sa majorité des mamans des enfants mentalement handicapés de M’ghougha Al Jadida. Parmi ses principaux objectifs, apporter le soin et la protection à ces enfants et leur faciliter l’accès à l’éducation et la formation, mais aussi assurer l’encadrement et l’information des mères. Faute de local, «l’assemblée constitutive de cette nouvelle association s’est déroulée au centre de formation et d’insertion des jeunes. Notre tâche paraît très difficile : nous devons chercher du soutien financier pour avoir un local afin de mener à bien nos actions et de coordonner avec des éducateurs et encadreurs spécialisés dans le domaine du handicap mental», précise Mme Bahi.

Le bureau de cette nouvelle association est composé lui-même de six mamans des enfants handicapés mentaux de M’ghougha Al Jadida. «Alors que les trois autres membres de ce bureau sont des anciennes militantes et bénévoles, qui se sont engagées à faire profiter les membres de cette association de leur expérience dans l’action sociale, mais surtout de leur assurer l’encadrement et l’orientation pour mieux mener leur combat. Ces militantes bénévoles doivent assumer leur rôle jusqu’à la prochaine assemblée générale, pendant laquelle elles se retireront pour passer le relais aux autres membres.

Elles continuent de poursuivre leur bénévolat et d’apporter un soutien constant à cette association», dit Mme Bahi. Celle-ci fait remarquer que l’association Zahra veut s’inspirer des autres initiatives, comme celles de «l’association Assadaka pour les enfants handicapés mentaux de Tanger, avec laquelle nous envisageons de nous lier à travers un partenariat pour profiter de leur expérience et savoir-faire dans ce domaine».

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