Respect des horaires : L’Intérieur resserre l’étau autour des pharmaciens

Respect des horaires : L’Intérieur resserre l’étau  autour des pharmaciens

Des commissions seront mises en place pour suivre de près la situation

Les pharmaciens d’officine réclament que la loi soit respectée par tous et que les sanctions émises à l’encontre de ceux qui l’ont violée soient publiées au Bulletin officiel.

Les pharmaciens sont en colère. Ils dénoncent une fois de plus le non-respect des horaires d’ouverture et de fermeture par les pharmaciens dans plusieurs villes du Royaume. Une anarchie qui est flagrante à Casablanca où une cinquantaine de pharmacies ne respecte toujours pas la réglementation en vigueur. Après de nombreuses plaintes déposées par les syndicats des pharmaciens et les grèves de garde de nuit menées par les officinaux dans certaines villes, le ministère de l’intérieur a décidé de réagir pour mettre fin à cette situation qui porte atteinte à la profession.

Le ministre délégué auprès du ministère de l’intérieur, Noureddine Boutayeb, a ainsi adressé, le 17 mai 2019, une lettre-circulaire à tous les walis et gouverneurs du Royaume pour faire en sorte que les pharmaciens respectent les horaires d’ouverture et de fermeture des officines ainsi que les horaires de garde. A travers cette lettre-circulaire, les walis et gouverneurs sont invités à mettre en place   des arrêtés gubernatoriaux ou d’actualiser, si besoin est, les arrêtés qui existent déjà.  Ces arrêtés devront être élaborés en tenant compte des propositions formulées par les conseils régionaux. A noter que des commissions seront  en place pour suivre de très près le respect des horaires qui figurent au sien des arrêtés.

Elles pourront dans un premier temps donner des avertissements aux pharmaciens qui ne respectent pas ces horaires. Si ces avertissements ne suffisent pas, le dossier sera transmis aux conseils régionaux qui seront en mesure de donner des avertissements aux pharmaciens hors la loi. Ils peuvent dans le cas extrême se prononcer   en faveur d’une fermeture temporaire et même définitive d’une pharmacie. Les dossiers doivent impérativement transiter par le Secrétariat général du gouvernement. Ainsi, les pharmaciens sont tenus de respecter à la lettre les nouveaux horaires et ce conformément à l’article 111 de la loi 17-04 portant code du médicament qui stipule : «Le pharmacien d’officine est tenu, sous peine de sanctions disciplinaires, de respecter les horaires d’ouverture et de fermeture des officines de pharmacie au public ainsi que les modalités selon lesquelles doit être assuré le service de garde.

Les horaires d’ouverture et de fermeture ainsi que les modalités selon lesquelles doit être assuré le service de garde sont fixés par le gouverneur de la préfecture ou de la province concernée sur proposition du Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens». Les pharmaciens d’officine réclament que la loi soit respectée par tous et que les sanctions émises à l’encontre de ceux qui l’ont violée soient publiées au Bulletin officiel.

La non publication des sanctions prononcées lors des sessions disciplinaires par les conseils ordinaux au Bulletin officiel (BO) constitue un sérieux problème. En attendant que la situation s’améliore, il faut rappeler que sur les 12.000 officines que compte le Royaume, 3.500 sont en faillite et doivent baisser le rideau. Les multiples infractions commises dans la profession et la baisse des prix des médicaments figurent parmi les principales causes de cette situation.

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