Près de 1400 clubs de la coexistence et de tolérance dans la diversité créés au Maroc

Près de 1400 clubs de la coexistence et de tolérance dans la diversité créés au Maroc

Ce sont «1390 clubs de la coexistence et de tolérance dans la diversité qui sont créés de par le Royaume pour plus de 60.500 bénéficiaires». Les chiffres sont précisés vendredi à Casablanca, par le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors de la signature d’une convention de partenariat entre l’AREF de Casablanca Settat et l’association Essaouira Mogador et le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Droit Hébraique au Maroc. Et ce n’est pas tout. «Plusieurs dizaines d’établissements d’épanouissement ont vu le jour aux 4 coins du Maroc», détaille Saïd Amzazi, qui rappelle que ces structures ont vu le jour depuis la création au sein du lycée Akensouss à Essaouira du premier club au Maroc. «D’autres AREFs ont rejoint le mouvement dont celle de Casablanca-Settat», ajoute-t-il.

Par l’occasion, le responsable évoque l’engagement de son département, de concert, avec le Centre d’études et de recherches sur le droit hébraïque et l’Association Essaouira-Mogador, «dans cette très belle initiative de faire du milieu scolaire et universitaire un vecteur de rayonnement des valeurs de tolérance, de diversité et de vivre-ensemble». Tel qu’il l’explicite, les académies du royaume ont entrepris de multiplier les centres d’épanouissement, d’éducation et de formation dans les différentes régions dans le cadre de la mise en application de la loi cadre 51-17.

Cela étant, l’école doit, désormais se mettre, au sens du ministre, au service de l’accomplissement personnel de l’élève, avec une utilisation plus flexible du temps d’apprentissage, une plus large autonomie dans le choix des apprentissages et une véritable réforme des méthodes d’apprentissages. « L’École n’a plus pour fonction principale de sélectionner le mieux adapté pour devenir l’élite de la nation, mais d’accompagner un être « en construction » au lieu de se contenter de l’instruire. Voilà l’idée qui a présidé à cette initiative », estime-t-il. Ainsi, le département de M. Amzazi veut accompagner cet être en construction, l’ouvrir à l’art et la culture, à l’école bien évidemment « mais aussi dans ces centres dédiés ». Dans ce sens, il rappelle que ces espaces ont judicieusement été réhabilités et équipés dans « ce noble objectif ». Comme il le précise, ces espaces sont également ouverts à tous les élèves de l’enseignement public. « Il n’y a pas si longtemps, l’éducation artistique dans les écoles était considérée comme un luxe et nombre de cours d’arts ont été supprimés des programme d’études pour laisser plus de temps pour préparer les matières dites déterminantes… », poursuit-il. Pour lui, l’art et la culture sont d’excellents vecteurs pour développer la pensée critique chez nos écoliers. « Sans compter qu’à l’ère de l’intelligence artificielle, l’une des qualités les plus recherchées par les recruteurs est désormais la créativité, la seule que les machines ne pourront jamais remplacer ! », exalte-t-il. A son sens, d’une musique que l’on joue ensemble peut naître un sentiment de fraternité, d’une pièce théâtrale montée en équipe peut éclore un sentiment de solidarité et de respect de l’autre, de l’émotion de la découverte d’une œuvre d’art d’une culture étrangère peut germer l’ouverture et la tolérance dans l’esprit de nos enfants.

« Ces valeurs universelles, portées avec une ferveur et une passion inégalées depuis toujours par mon ami André Azoulay, sont celles que nous voulons voir germer et grandir au sein de nos écoles, afin d’en finir avec la pensée normalisée, et de développer de la pensée critique. Cette même pensée critique qui leur permettra d’appréhender un monde volatile et de plus en plus inconstant, et qui les préservera des multiples dangers cachés du cyber-espace, dans lequel ils sont complètement immergés dès le plus jeune âge », avance-t-il.

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