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Khalid Aït Taleb fait le point

Khalid Ait Taleb, ministre de la santé

Alors que la pénurie de médicaments en France ne cesse de s’aggraver, cette problématique a été soulevée lundi au Parlement.

En réponse à une question orale posée par le groupe du Rassemblement national des indépendants (RNI) sur le «stock stratégique des médicaments et produits de santé», le ministre de la santé et de la protection sociale, Khalid Aït Taleb, a assuré qu’un stock stratégique de certains médicaments pouvant faire l’objet de pénurie sera mis en place. Ce stock concerne les médicaments utilisés dans les secteurs public et privé. Le ministre a aussi noté que certains médicaments ne sont plus importés au vu de la flambée des prix des matières premières. Khalid Ait Taleb a rappelé que son département dispose depuis 2002 d’un classement des médicaments et autres produits de santé répartis selon un ordre d’importance et d’urgence. Rappelons qu’en application de l’arrêté ministériel N° 459 du 22 août 2022, il a été décidé de mettre en place un comité consultatif, regroupant l’ensemble des parties prenantes, qui sera chargé d’identifier les besoins en médicaments et produits de santé concernés par ce stock stratégique, en particulier les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM). Ce comité devra également identifier des mesures qui seront mises en place pour garantir un approvisionnement continu aux professionnels de santé des secteurs public et privé, ainsi qu’un approvisionnement sans interruption des patients. ll sera procédé à une évaluation trimestrielle du stock stratégique national afin de décider des mesures requises pour sa sauvegarde. Par ailleurs, le ministre a reconnu qu’il est impossible de réussir une mise à niveau des infrastructures sanitaires sans une valorisation des ressources humaines et vice-versa. Répondant à une question centrale à la Chambre des représentants sur «le système de santé au Maroc», il a souligné que les ressources humaines sont au cœur de toutes les réformes car leur valorisation est «le remède à tous les déficits et à tous les maux». S’agissant des infrastructures sanitaires, le ministre a assuré que l’option privilégiée aujourd’hui est la création d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) dans chaque région, y compris des centres d’oncologie. Le ministre a insisté sur la création de groupements de santé territoriaux dans le cadre de la régionalisation à l’appui d’un plan régional de santé, dans la mesure où chaque région connaît le mieux les attentes exprimées et les besoins. D’où l’importance, selon lui, de créer des centres de formation dans chaque région du Royaume pour mieux adapter les formations aux besoins constatés localement et remédier aux déficits persistants. A ce sujet, Khalid Aït Taleb a fait remarquer qu’il faut inciter les régions à conclure des partenariats et des jumelages avec des entités similaires dans d’autres pays et ce, pour attirer les compétences dans le domaine médical. Au sujet de la non-adoption et le non-affichage d’un tarif référentiel dans les cliniques privées, le ministre a fait savoir que ce tarif référentiel accuse un certain retard. Il n’a pas été révisé depuis 1998, hormis un petit panier de soins qui a fait l’objet d’une révision en 2006. Tout en reconnaissant qu’il existe des différences tarifaires entre les cliniques, M. Aït Taleb a annoncé que son département planche actuellement sur une nouvelle réforme portant sur le tarif référentiel et sa révision. Le ministre a indiqué que l’implication de l’ensemble des cliniques dans le respect de ce tarif référentiel est à même de mettre un coup d’arrêt à toutes les pratiques non conventionnelles. Le ministre a estimé que le succès du chantier de la couverture sociale nécessite l’engagement de tous les intervenants y compris les cliniques privées pour assurer d’une manière effective la complémentarité tant souhaitée entre les secteurs public et privé. Enfin, le ministre a assuré que le plan régional de santé est le remède approprié pour réduire les disparités territoriales tout en contribuant à délocaliser les offres de soins vers le monde rural et les zones montagneuses. En réponse à une question orale sur «l’accompagnement sanitaire des ruraux et des montagnards», posée par le groupe Authenticité et Modernité (PAM), le ministre a fait savoir que le problème ne réside pas dans la logistique et les équipements mais surtout dans les ressources humaines et leur qualification. Le gouvernement planche sur la matérialisation des plans d’action annuels dont le programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural (2017-2023), tout comme la stratégie nationale des soins de santé primaires à travers un plan d’action régional.

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