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Le Souverain plaide pour une coopération internationale plus conséquente

Le Souverain plaide pour une coopération internationale plus conséquente

Afin d’aider les pays africains à développer une plus forte résilience aux chocs extérieurs

Les travaux de la Réunion du Groupe Africain des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des 54 États africains membres de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) «Caucus Africain» ont démarré ce mardi à Marrakech. Cette manifestation qui se poursuit jusqu’au 6 juillet débat de la résilience de l’Afrique. L’occasion étant d’analyser les défis qui s’imposent aux pays africains et d’échanger autour des moyens susceptibles de les aider à y faire face. Parmi les principales problématiques inscrites à l’ordre du jour on relève l’endettement, le changement climatique et la transition numérique.

Des enjeux relevés également dans le message royal adressé par Sa Majesté le Roi aux participants dont lecture a été donnée par Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’économie et des finances. Dans son Message, le Souverain a souligné la nécessité d’un soutien plus appuyé et une coopération internationale plus conséquente en faveur des pays africains en vue de leur épargner d’être sévèrement touchés par la vague inflationniste qui frappe l’économie mondiale et de les aider à développer une plus forte résilience aux chocs extérieurs. SM le Roi a dans ce sens appelé la communauté internationale, notamment le FMI et la Banque mondiale, à intensifier les efforts pour élaborer des programmes intégrés de développement, selon des objectifs clairs et des instruments de financement innovants. «Ces dispositifs devront inscrire le citoyen africain au cœur de leurs préoccupations et s’articuler essentiellement autour d’une mise en valeur des opportunités d’intégration économique entre les pays africains. Ils supposent également une implication active du continent dans la dynamique de transformation numérique et de transition énergétique à l’œuvre dans le monde», relève-t-on du Message Royal.

S’agissant de la dette, le Souverain a souligné l’importance de «développer de nouvelles options de financement à vocation structurelle, s’appuyant essentiellement sur une mobilisation accrue des ressources locales». Pour ce faire, des réformes structurantes sont à engager. La vocation étant d’améliorer le rendement des régimes fiscaux, d’accroître l’efficience de la dépense publique, de renforcer l’attractivité des investissements étrangers et développer les partenariats public-privé. Pour ce qui est du changement climatique, le Souverain appelle la communauté internationale à se montrer réceptive aux revendications portées à cet égard par les pays africains et à mobiliser les ressources financières et techniques nécessaires pour soutenir les pays du continent dans leurs efforts pour enrayer les effets du changement climatique ou pour s’y adapter.

«C’est d’autant plus vrai que l’Afrique est le seul continent à ne recevoir qu’une infime partie des fonds promis dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat», retient-on du Message Royal. Le Souverain a également invité les États africains à réorienter leurs modèles de développement vers des modes de production et de consommation plus durables. Pour relever le défi de la digitalisation, Sa Majesté le Roi indique dans son message qu’«il importe de mettre à disposition les ressources financières et humaines indispensables, en particulier il convient de mettre à profit des profils issus de l’Afrique à même d’apporter des solutions numériques adaptées aux spécificités culturelles et sociales de nos pays respectifs». Le Souverain a par ailleurs mis l’accent dans son Message sur le rôle de la coopération sud-sud dans la promotion du développement économique dans les pays du continent, en mettant en avant les réalisations engagées par le Maroc dans cette perspective, notamment le projet de gazoduc entre le Maroc et le Nigeria qui devrait fortement contribuer à renforcer la sécurité énergétique de bon nombre de pays africains.

«Les défis liés à la crise actuelle, les progrès accomplis dans l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) attestent une fois encore la capacité des pays du continent à renforcer leur intégration économique selon une vision commune», peut-on retenir du Message Royal. Et de conclure que «la mise en œuvre effective de cette zone dans les meilleurs délais permettra d’accélérer l’intégration des économies africaines entre elles et dans les chaînes de valeur mondiales ; la coopération commerciale et économique sud-sud que Nous appelons de Nos vœux s’en trouvera assurément renforcée».

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