Poumon vert de la capitale : La ceinture verte de Rabat bientôt réaménagée

Poumon vert de la capitale : La ceinture verte de Rabat bientôt réaménagée

Située entre Rabat et Temara, la ceinture verte est une bouffée d’air frais pour les habitants des deux villes. La problématique du changement climatique a donné une nouvelle importance à la nécessité de protéger ce type de forêts qui constituent de véritables réservoirs d’oxygène pour la planète.

Dans ce sens, le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts travaille sur le réaménagement de la ceinture verte de Rabat sur une superficie de 1.000 hectares. Pour y parvenir, le département des eaux et forêts relevant du même ministère ambitionne d’assurer la vocation paysagère et récréative de cette forêt et garantir une conduite sylvicole appropriée des peuplements tout en permettant la pérennité de cet espace vital. Cette démarche s’aligne avec la nouvelle stratégie «Forêts du Maroc, 2020-2030» et la Stratégie nationale des forêts urbaines et périurbaines.

Valorisation de l’espace

«L’aménagement proposé doit être adapté à la stratégie de gestion participative qui offre des possibilités de valorisation et d’exploitation des ressources naturelles et de la satisfaction des besoins des populations et des opérateurs privés tout en assurant la préservation et la reconstitution des écosystèmes», indique ledit département ajoutant qu’il faut également tenir compte des contrats signés avec les associations intervenant dans la zone ainsi que les ONG et les autres partenaires. Il s’agit dans ce sens de penser à la création des infrastructures de base nécessaires pour faciliter la gestion de la ceinture verte comme les pistes forestières à entretenir ou à créer, l’installation des équipements touristiques et récréatifs ainsi que l’extension ou l’amélioration du dispositif de prévention et de lutte contre les incendies.

Enjeux

Le projet de mise en valeur de la ceinture verte inclut également l’aménagement d’espaces d’accueil, d’information et de promenade pour améliorer les possibilités récréatives et pédagogiques de cet espace. Dans cette perspective, une carte de zonage sera établie définissant les zones de haute fréquentation, les zones de fréquentation contrôlée, les zones de fréquentation minimale (le cœur de la ceinture verte). Ainsi, les zones de haute fréquentation sont des espaces d’accueil et de promenade. Ils sont aménagés pour accueillir la plus grande partie du public et sont desservis par des routes d’accès en plus des places de stationnement. Pour ce qui est des zones de fréquentation contrôlée, elles se trouvent à l’écart des routes de dessertes et l’accueil du public y est limité. Le cœur de la forêt est la zone la plus sensible et la plus protégée.

Par ailleurs, le département des eaux et forêts se fixe des priorités pour la partie récréative de la forêt qui répondent à des objectifs comme la mise en place d’équipements légers, sortir la voiture de la ceinture verte et l’animation pour l’éducation à l’environnement. La réalisation de ce projet nécessite la participation de différents acteurs dont les collectivités afin d’analyser l’environnement social, urbain et le potentiel touristique. Cette démarche consiste à révéler la place de la ceinture verte dans le développement économique et touristique du territoire. Il faut dire que les enjeux naturels et sylvicoles, et les enjeux paysagers de ce poumon vert de la capitale sont énormes.

Avant la réalisation de ce projet, il est question de mettre en évidence la sensibilité des milieux forestiers aussi bien intrinsèque (espèces rares, espèces de régénération) que potentielle par rapport à la fréquentation et aux équipements à mettre en place. Il s’agit aussi de mesurer la sensibilité de ces milieux et leurs réelles capacités d’accueil du public en identifiant les sites écologiques fragiles, les peuplements forestiers qui seraient à renouveler et localiser les lieux et les évènements prévisibles qui pourront développer l’attractivité et ou entraîner la dégradation de l’espace du site forestier. Par ailleurs, une analyse des enjeux paysagers sera effectuée afin de déterminer les richesses paysagères du massif mais aussi ses faiblesses en termes de capacité à supporter les évolutions paysagères.

 

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