11 mars : l’ex-ministre de l’Intérieur dans la tourmente

Le ministère espagnol de l’Intérieur avait ignoré, à l’époque de l’ex-gouvernement conservateur, d’insistantes requêtes des services secrets pour localiser Allekema Lamari, soupçonné d’être le chef du commando des attentats du 11 mars dernier, a affirmé, lundi, le quotidien ”El Pais”. L’AFP rapporte qu’un porte-parole du ministère de l’Intérieur espagnol a refusé de commenter cette information. En novembre 2003, le CNI, Centre national de renseignement, (services secrets espagnols) dépendant du ministère de la Défense, avait alerté le ministère de l’Intérieur sur le passage à la clandestinité de Lamari, sorti de prison en juin 2002, après avoir purgé une peine comme membre du Groupe islamique armé (GIA, Algérie), selon le quotidien madrilène. Le CNI disposait d’indices selon lesquels Lamari se trouvait à Madrid pour préparer un grand attentat, mais il n’arrivait pas à le localiser par ses propres moyens en raison des strictes mesures de sécurité adoptées par l’Algérien.
Les services secrets avaient alors demandé l’aide du ministère de l’Intérieur, mais leur requête n’avait pas été retenue, pas plus que celle formulée le 6 mars, cinq jours avant les attentats du 11 mars. Le 16 mars, le CNI insiste à nouveau sur le rôle important de Lamari au sein du commando qui a commis les attentats et réclame, lors d’une réunion regroupant les services de sécurité, que sa photographie soit incluse « de façon prioritaire et en toute urgence » parmi celles des suspects les plus recherchés. Une fois de plus, sa demande n’est pas prise en compte. Vendredi dernier, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’identification de Lamari comme étant le septième des islamistes qui s’étaient suicidés le 3 avril à Leganes après les attentats du 11 mars.

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