D’anciens séquestrés en Floride

La visite effectuée en Floride (Etats-Unis) par une délégation de Marocains originaires des provinces sahariennes est un véritable succès.
Le Washington Times, dans sa livraison du mercredi 21 septembre, a soulevé les témoignages de ces Marocains originaires des provinces du sud du Maroc. L’éditorialiste du quotidien américain a vivement condamné les pratiques criminelles du Polisario. Des pratiques qui consistaient à arracher un enfant de ses parents et l’envoyer pour un très long séjour à Cuba. Un pays où ces enfants étaient préparés à la guerre et endoctrinés.
Tout au long de cette semaine écoulée, cette délégation, composée notamment de Saadani Ma Oulainine, Bachir Edkhil, Hossein Taleb, Ghalli Bentaleb, Tahar El Aoud, Mohamed Salem El Kadi et Slaimane Al Maddah Barikala, a eu une série de rencontres avec des congressmen, des universitaires et des journalistes.
Lundi dernier, à Miami, ces Marocains sahraouis ont livré des témoignages poignants sur les actes criminels perpétrés à leur encontre par les mercenaires du Polisario. Tous ont été victimes de tortures et de déportation à Cuba, un pays qui compte une grande communauté installée en Floride.
Lors d’une réunion de travail tenue avec les congressmen Lincoln Diaz-Balart, Mario Diaz-Balart et Ileana Ros-Lehtinen, les membres de la délégation marocaine ont relaté les souffrances qu’ils ont endurées et les tortures morales et physiques subies soit en tant que prisonniers politiques, soit en tant qu’enfants arrachés à leurs familles et déportés à Cuba, ou encore en tant que parents d’enfants déportés.
"Durant ces années de déportation, nous étions perdus. Nous avons perdu toutes références identitaires", a dit Mme Saadani Maa Oulainine qui a été déportée à Cuba à l’âge de 11 ans où elle devait passer une quinzaine d’années sans le moindre contact avec sa famille. "A Cuba, ils nous ont préparés pour la guerre. Nous n’existions plus en tant qu’individus, nous n’étions que des numéros. Nous étions perdus", a ajouté pour sa part Mme Ghalli Bentaleb.
Par la suite, Lincoln Diaz-Balart a promis d’informer tous les autres membres du Congrès de cette tragédie, ajoutant que l’existence d’un groupe armé comme le Polisario soutenu par "des régimes terroristes est une source de préoccupation" pour les Etats-Unis.
Les trois congressmen et les membres de la délégation des victimes du "Polisario" ont par la suite tenu une conférence de presse durant laquelle les journalistes de  »Telemundo 51 »,  »TV A41 »,  »Noticias 23 »,  »TV Marti »,   »Radio Marti », et  »Miami Herald » ont pu saisir l’ampleur des pratiques inhumaines perpétrées par le Polisario et les violations flagrantes des droits humains commises dans les camps de Tindouf, en Algérie.

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