Les membres permanents appellent au dialogue

Les membres permanents appellent au dialogue

Avec l’appui de trois grandes puissances, la balance penche plutôt en faveur de l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour le Sahara. Si la Russie et l’Afrique du Sud s’échinaient hier à faire introduire la «proposition» du Polisario dans la résolution du Conseil de sécurité, les Etats-Unis, la France et l’Espagne, persuadés du bien-fondé de l’offre marocaine, ont tranché en faveur de l’initiative du Royaume qualifiée de «crédible» et de «constructive». Washington, Paris et Madrid, en faisant leur proposition au SG de l’ONU, Ban Ki-Moon, appelant à l’ouverture de «négociations directes entre le Maroc et le Polisario», ont précisé que «ces négociations doivent s’engager sur la base de l’initiative marocaine». La position de ces trois grands pays a perturbé les calculs du Polisario, et en amont ceux de son tuteur algérien, lequels essayaient dimanche, c’est-à-dire à la veille du vote de la résolution du Conseil de sécurité, de faire diversion en affirmant que le Polisario était «totalement prêt à ouvrir des négociations directes avec le Royaume du Maroc sous l’égide du secrétaire de l’ONU et dans le cadre des Nations unies». Une déclaration qui a été reçue avec «scepticisme» par le Royaume. Et pour cause. «Il s’agit d’une déclaration biaisée», a précisé à «ALM» un responsable gouvernemental. Ce n’est pas un hasard que la «proposition» soit «annoncée à Alger», partie prenante au conflit créé de toutes pièces autour du Sahara marocain. Et puis, cette nouvelle manoeuvre n’apporte évidemment rien de nouveau pour faire avancer la discussion sur le Sahara. Une sérénade d’autant plus éculée qu’elle puise son essence dans une phraséologie qui ne dupe plus personne. Le légendaire «Plan de règlement», qui appelle à «un référendum pour l’autodétermination des sahraouis», a été bel et bien enterré.
D’où le désintérêt exprimé par la communauté internationale envers la pseudo-proposition du Polisario, «concoctée» et présentée à la dernière minute au Conseil de sécurité. A part la Russie et l’Afrique du Sud, qui n’ont d’yeux que pour le pétrole et le gaz algériens, pratiquement aucun pays membre du Conseil de sécurité n’a apporté son crédit à cette «proposition».
L’offre marocaine, de l’avis de la majorité des pays membres du Conseil de sécurité, est considérée comme une porte de sortie incontournable pour tourner la page du plus vieux conflit en Afrique. Cette offre, qui promet d’impacter le droit administratif dans le Royaume, dans le cadre de la régionalisation, propose de larges prérogatives aux habitants des provinces sahariennes pour gérer leurs affaires par eux-mêmes, dans le cadre de la souveraineté marocaine. L’initiative marocaine, élaborée conformément aux normes et standards internationaux en matière d’autonomie, a réussi à retirer le tapis sous les pieds des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, qui en sont réduits, -à défaut de propositions fondées-, à faire de l’agitation. Que du vent. 

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