Selon une enquête menée à Bouaké par une ONG, le contingent marocain est victime d’un complot sur de prétendus abus sexuels

Selon une enquête menée à Bouaké par une ONG, le contingent marocain est victime d’un complot sur de prétendus abus sexuels

«Ils n’ont fait de mal à personne». «Ils», ce sont des éléments du contingent marocain de la Force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire (ONUCI). Ils sont accusés, depuis le 14 juillet dernier, d’avoir commis des abus sexuels sur des filles mineures à Bouaké. Le démenti vient d’être fait par celles-là mêmes qui, il y a une vingtaine de jours, avaient affirmé avoir été «victimes » de ces abus. Il n’en est rien. A part que le «délit» reproché aux soldats marocains s’est révélé être un complot ni plus ni moins, signé et monté par une ONG locale de Bouaké, en l’occurrence OIS, auteur d’une «enquête» qui n’est finalement que le pur produit de l’imagination ! C’est en tout cas ce que viennent de révéler trois «victimes», Viviane (21 ans), Marie (22 ans) et Sandrine (19 ans), dans une déclaration à la presse. «Une dame de l’ONG nous a donné des paquets de savon et des draps en nous disant de mentir et de dire que les Marocains nous violent», dénonce Sandrine, citée par l’AFP, en criant : «C’est un coup monté». Le scénario ourdi par l’ONG controversée rappelle curieusement l’histoire du « manipulateur manipulé ». Dans ce registre, il y a lieu de souligner que l’ONG, par qui le scandale arrive, a fait chanter ses victimes en les obligeant à mentir sur leur âge et donc se faire passer pour des mineures. «L’ONG m’a dit : Si tu veux qu’on t’aide, il faut mentir sur ton âge en disant que tu en as 14 ou 16 ans», affirme l’une des victimes, Marie, dont l’âge réel est 22 ans. Même son de cloche relevé chez 10 autres filles citées par le rapport monté de toutes pièces par l’ONG ivoirienne, lesquelles réclament un «acquittement immédiat» des soldats marocains faussement incriminés. Pour rappel, une mesure de cantonnement frappe les Casques bleus marocains de l’ONUCI depuis le vendredi 20 juillet dernier. Ce confinement, ordonné par les Nations unies après l’éclatement de cette affaire, n’implique pas «la suspension» des soldats marocains, contrairement à ce que certains médias voulaient faire passer. Cette précision a été apportée par le porte-parole de l’ONUCI, Hamadoune Touré. Elle vient d’être confirmée par une source diplomatique à Bouaké qui ajoute que la mission générale du contingent marocain se poursuit normalement. Une même tonalité que l’on peut retrouver chez le représentant spécial du SG de l’ONU en Côte d’Ivoire qui a demandé de «corriger» les termes du communiqué onusien du 21 juillet dernier. «Il ne faut pas utiliser le terme suspendre. Il faut plutôt dire qu’ils (les soldats marocains) sont cantonnés. Il faut corriger cela maintenant », a précisé Abou Moussa, en ajoutant : «Le plus important, c’est qu’il y a des activités qui se passent. Les soldats sont en poste. Ils sont cantonnés là où ils sont affectés. Cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas travailler. Vous avez fait le constat vous-mêmes. Ils sont dans sept localités. Ils ne rentrent pas dans les garnisons», a déclaré à la presse le représentant spécial de Ban-ki moon.
Maintenant, pourquoi l’ONG, à l’origine de cette fausse affaire, a voulu discréditer le contingent marocain ?
L’ONG, qui revendique son appartenance au mouvement rebelle implanté dans le nord de la Côte d’Ivoire, est tout simplement hostile à la présence militaire étrangère. Si l’accusation a touché particulièrement le contingent marocain, c’est parce qu’il représente avec ses 734 hommes l’essentiel des forces de l’ONU présentes à Bouaké. 

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