SNPM : la mise au point d’ALM

Abdallah Bekkali, le secrétaire général adjoint du Syndicat national de la presse marocaine,  a mis en cause  «Aujourd’hui Le Maroc» lors de la conférence de presse tenue par ce syndicat le 5 septembre 2005 à la suite du report de la signature de la convention collective entre le SNPM et la Fédération des éditeurs de journaux. Les propos tenus à l’égard d’ALM ne reposent sur aucun fondement et relèvent de la pure fantaisie. Les faits sont les suivants :
1 – Les membres du bureau de la Fédération à une majorité écrasante ont rejeté le texte de la convention car ils considèrent que ce texte n’est pas adoptable en l’état tant que la concertation nécessaire, notamment avec le SNPM, à sa finalisation n’est pas terminée.
2 – La fixation de la date de signature de la convention au 2 septembre 2005 n’a à aucun moment bénéficié d’un accord du bureau de la Fédération.
Si l’annonce de cette date pouvait avoir une utilité quelconque sur le plan politique, elle n’avait, par contre, aucun sens sur le plan pratique car le texte n’était ni achevé ni approuvé.
3 – Le statut des journalistes d’ALM, encadré par un accord d’entreprise formel est, dans ses dispositions, supérieur à ce que prévoit le projet de convention du SNPM. Par conséquent, les affirmations de Abdallah Bekkali  nous concernant sont à l’évidence de mauvaise foi et servent uniquement à masquer les vrais problèmes qui existent ailleurs et que le syndicat est incapable de résoudre par la négociation.
4 – La surenchère politicienne, la désinformation et la stratégie de la menace  envers les entreprises de presse ne sont pas des arguments recevables et desservent au final  les intérêts des journalistes. Un accord ne peut intervenir que dans le respect des partenaires, loin de toute tentative de manipulation de l’opinion publique.
5 – La Fédération des éditeurs est, à ce jour, un cadre de concertation et de travail unifié qui regroupe tout le secteur de la presse. On y trouve la presse partisane et la presse privée, des entreprises individuelles et des groupes constitués, des sociétés structurées et des associations loi 1958. Cette diversité crée de fait des divergences objectives que le projet de convention collective ne peut pas ignorer au risque de bloquer tout le processus de modernisation du secteur. Nous refusons de croire que l’objectif du SNPM est de se priver d’un partenaire incontournable en « cassant » cette fragile Fédération des éditeurs et en polarisant ses antagonismes par des attitudes irresponsables.   

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