Tétouan : priorité aux infrastructures

Tétouan : priorité aux infrastructures

La convention de partenariat concernant les travaux de dédoublement de la route nationale reliant Tanger à Tétouan, a été signée par le ministre des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab et le responsable du pôle "projets" au Fonds Hassan II pour le développement économique et social, Rachid Rouas.
Cet important projet routier d’un coût de 370 millions de dirhams, sera financé par le budget général de l’Etat à hauteur de 270 millions de dirhams en plus d’un prêt de l’ordre de 100 millions de dirhams contracté par le Fonds de financement des routes, relevant du ministère de l’Equipement, auprès du Fonds Hassan II. La réalisation de ce projet est prévue sur une distance de 52 km, dont plus 5 km ont déjà été dédoublés à l’intérieur du périmètre urbain de Tanger.
Ce projet, qui sera fin prêt en décembre 2008, permettra d’améliorer les conditions de circulation entre les deux pôles urbains que sont Tanger et Tétouan. Cet axe routier enregistre actuellement un trafic estimé à 10 mille véhicules par jour, dont 3250 poids lourds, un trafic qui peut atteindre jusqu’à 15 mille véhicules/jour durant les heures de pointe.
Les travaux prévus sur cet axe portent sur l’édification de neuf ouvrages techniques qui amélioreront de manière notable la sécurité et réduiront le temps du trajet entre les deux villes. A cette occasion, le Souverain s’est enquis de plusieurs nouveaux programmes d’habitat à Tétouan portant sur la restructuration des quartiers sous-équipés et du projet "Riad Souani" pour les villas économiques pour un coût global estimé à 173,50 millions de dirhams.
Ces projets d’habitat permettront de transcender les contraintes urbanistiques de la ville, dont la population est estimée à 320.000 habitants, dont 30 % vivent dans des habitats insalubres. La ville est confrontée aussi à la croissance démographique dans l’ancienne médina qui connaît une extension anarchique sur la rive sud de Oued Martil. C’est ainsi que les 180 familles, qui habitent au quartier Al Mankoubine seront relogées prochainement comme il sera procédé à la réfection des maisons menaçant ruine dans l’ancienne médina.
Des opérations similaires ont été mises en œuvre pour la restructuration des quartiers Smihyin, Sidi Driss, Ain Ghbaz et Injeniorissa. Quelque 1080 ménages vivent dans ces quartiers construits sur 16,4 hectares.
Les différentes interventions dans ces quartiers, pour lesquelles ont été affectées des enveloppes budgétaires de l’ordre de 23,5 millions de dirhams, visent leur raccordement aux réseaux d’eau potable, d’assainissement liquide, la consolidation du réseau routier et de l’éclairage public, l’embellissement des façades et la création d’espaces verts. Concernant le projet "Riad Souani" pour les villas économiques, une enveloppe budgétaire de l’ordre de 150 millions DH lui a été affectée. Les travaux d’équipement du projet qui porte sur la construction de 172 villas économiques débuteront en septembre prochain, alors que les travaux de construction sont prévus pour février 2007 et dureront 12 mois.
Le Souverain s’est, par la même occasion, enquis du programme visant à alimenter les habitants de la province en eau potable au titre de la période 2006-2008, pour un budget de 450 millions de  dirhams.
Dans le cadre de ce programme, une enveloppe budgétaire de 135 millions de dirhams a été affectée au monde rural en vue d’améliorer le raccordement au réseau d’eau potable en le portant de 65 % actuellement à 90 % à la fin de ce programme. Dans le milieu urbain, il a été procédé à l’élaboration de programmes pour une valeur de 315 millions de dirhams portant notamment sur la réfection des canaux de raccordement du réservoir Torita aux réservoirs de distribution à l’intérieur de la ville et ce, en mettant en place des canaux sur une distance de 1150 mètres.
Ces programmes visent également à alimenter la ville en eau potable à partir du barrage Moulay El Hassan Ben El Mahdi à travers l’édification de stations de traitement et la pose de 26 km de canaux pour un coût de 250 millions DH.

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