Un évènement au service du dialogue Sud-Sud

Le Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK) est l’un des rares festivals au monde qui prône le dialogue Sud-Sud, a affirmé le réalisateur tunisien, Ferid Boughedir. Dans une déclaration accordée à la MAP en marge du 13ème Festival du cinéma africain de Khouribga, qui se tient du 10 au 17 juillet, le critique et historien du cinéma tunisien s’est dit «émerveillé» de voir le Festival de Khouribga porteur d’un message fédérateur et d’espoir pour l’Afrique, riche en ressources et dépositaire d’une culture millénaire, chargée d’histoire et de valeurs humaines. «Je suis fier et ému de voir Khouribga continuer à militer pour le dialogue entre les cultures et la solidarité inter-africaine», a-t-il souligné, saluant la position du Maroc qui croit toujours en l’avenir de l’Afrique et demeure solidaire avec les pays africains «au moment où plusieurs autres pays et acteurs internationaux ont tourné le dos à l’Afrique».  «Nous, les Africains et Maghrébins, nous ne sommes pas condamnés à être les consommateurs des images des autres. Nous pouvons produire nos propres images, des images très fortes esthétiquement et porteuses d’un message profond», a martelé le cinéaste et universitaire tunisien. «A partir de notre culture locale, on peut faire un film, fidèle aux traditions locales, ayant un niveau artistique très élevé, permettant d’accéder à l’universalisme», a tenu à préciser Ferid Boughedir. «Malgré que nos rêves de bâtir un cinéma africain fort et de haute qualité se sont un peu désillusionnés il faut toujours tenir et entretenir le rêve. Il faut compter plus sur les professionnels que sur les décideurs pour la relance des productions cinématographiques africaines», a-t-il fait remarquer. Il a cité, à cet égard, l’exemple du CCM, dirigé par Noureddine Sail, l’un des ténors du cinéma marocain, qui propose gracieusement une aide technique et logistique aux films africains. «Sans cette aide vitale, de nombreux films africains n’auraient jamais vu le jour», a-t-il affirmé, qualifiant d’«exemplaire» l’aide accordée par le Maroc aux productions cinématographiques africaines. «Le Maroc, qui fait sienne la cause africaine, est un grand défenseur du dialogue Sud-Sud», a soutenu le cinéaste tunisien, affirmant que l’organisation du Festival de Khouribga est la meilleure illustration de l’engagement du Royaume en faveur du continent africain.

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