Benhima appelle les compagnies aériennes à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

Benhima appelle les compagnies aériennes à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

«La RAM est pour un mécanisme mondial et  pas simplement européen de réduction des émissions de CO2» , c’est en ces termes que Driss Benhima , président-directeur général de la Royal Air Maroc (RAM), a plaidé face aux compagnies aériennes ayant pris place à la rencontre-débat, tenue vendredi à Paris, sur l’impact de la mise en œuvre de la directive européenne sur la réduction des émissions de CO2 pour les compagnies aériennes de la rive sud de la Méditerranée. M. Benhima a ainsi appelé les compagnies aériennes à réduire leurs émissions du carbone et autres gaz à effet de serre comme alternative à la directive européenne «inadaptée» . «Nous postulons pour un mécanisme mondial et pas simplement européen, puisqu’aujourd’hui, il s’agit d’une taxe prélevée par l’Europe sur le transport aérien de l’Europe, ce qui est inadapté» , a-t-il souligné.  M. Benhima a assuré que le Maroc qui a inscrit dans la nouvelle Constitution les objectifs du développement durable «ne peut pas être opposé sur le principe de mécanismes qui tentent à réduire l’empreinte carbone et diminuer l’émission de CO2 dans le monde» . La RAM,  «historiquement»  animée par un souci d’«exemplarité» quant à la mise en œuvre d’une politique socialement responsable et de développement durable, a décidé de se soumettre à cette directive, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, et qui exige de l’aviation une réduction d’au moins 15% de leurs émissions de carbone.  «Cette taxe qui ne représente que 4,5 à 5 % de la consommation du carburant par une compagnie aérienne présente généralement plus que sa profitabilité et ceci concerne aussi malheureusement Royal Air Maroc. C’est une taxe qui a l’air d’être petite mais dont l’importance économique est très grande», s’alarme M. Benhima. L’impact de la mise en œuvre de ce système pour la RAM est estimé entre 36 millions d’euros, dans le scénario le plus optimiste, et 72 millions d’euros. Cette estimation est faite sur la base du volume prévisionnel de la consommation du carburant de 2012 à 2020, l’intervalle dans lequel se situe la densité du fuel utilisé par la compagnie. Notons que les premiers paiements sont prévus pour 2013.

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