septembre 19, 2018

 

Couverture sociale élargie: Un financement raisonnable et une démarche graduelle pour commencer

Couverture sociale élargie: Un financement raisonnable et une démarche graduelle pour commencer

Le chef de gouvernement n’a pas manqué de transmettre des messages aux syndicats. «Cela fait quatre ans que je leur parle. Qu’ils me proposent une solution pour sauver les systèmes de prévoyance»..

Comment financer les politiques de la protection sociale ? La réponse à ce questionnement posé, vendredi dernier, à Rabat lors du 4ème forum des retraites, suppose, comme l’estime Abdelilah Benkirane, la réflexion à des approches efficaces. «Si nous nous mettons à concevoir des modes et des scénarios, nous pataugerons dans un cercle vicieux», enchaîne le chef de gouvernement qui raisonne en tant que politicien.
«Politiquement, la couverture sociale exige d’abonder dans le sens de la couverture sociale élargie», ajoute M. Benkirane.
«Il est difficile de faire la politique et plaire à tout le monde !», avance le chef de gouvernement qui estime que la réforme paramétrique est une solution.

L’inévitable réforme

«Il faut augmenter le nombre d’années de travail et les cotisations», souligne M. Benkirane qui trouve que «nous avons besoin de garder notre système social».
Par l’occasion, le chef de gouvernement n’a pas manqué de transmettre des messages aux syndicats.
«Cela fait quatre ans que je leur parle. Qu’ils me proposent une solution pour sauver les systèmes de prévoyance», achève-t-il.
Apport d’expérience

L’événement était une occasion pour Yves Guégano, secrétaire général du Conseil d’orientation des retraites (COR- France), qui a fait un apport d’expérience de cette structure en proposant des enseignements. «Il faut être en capacité de mobiliser et coordonner des études de qualité», souligne-t-il lors de ce forum marqué également par l’apport de différentes expériences étrangères et la participation de 13 pays subsahariens.

Contrôle en prévoyance sociale

Cette mission est confiée à l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) chapeautée par Hassan Boubrik qui appelle à une «vigilance» à propos de ce suivi. Le responsable de l’ACAPS à la tête de laquelle il vient d’être nommé ne manque pas d’appeler à une couverture sociale élargie. Le directeur général de la CNSS, Saïd Ahmidouch, a abondé dans le même sens en rappelant son expérience en tant que vice-président de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS). «La protection sociale est un droit humain et un moyen important pour la cohésion et la paix sociales», indique M. Ahmidouch qui trouve que la couverture sociale élargie n’est pas une tâche aisée. «Cette initiative ne peut être concrétisée que de manière graduelle», ajoute-t-il en proposant l’allocation de ressources financières «raisonnables» pour le lancement de cette initiative. Voilà une réponse au questionnement posé par le chef de gouvernement.

Données chiffrées

Selon le DG de la CNSS, le taux de couverture ne dépasse pas 35% dans les secteurs public et privé. De surcroît, la couverture sociale est consacrée aux seuls salariés de ces secteurs. Aux yeux du directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion, ce taux demeure faible en comparaison avec certains pays voisins dont la Tunisie qui dispose d’un taux de couverture de 80%.

Une politique nationale pour la sécurité sociale

«Nous sommes invités à élaborer une politique nationale pour la sécurité sociale en soumettant les différentes professions à la sécurité sociale», estime Abdellatif Zaghnoun en appelant, à son tour, à élargir la couverture sociale. Le DG de la CDG n’a pas manqué de rappeler que l’institution qu’il chapeaute a créé, en partenariat avec le HCP et l’Université internationale de Rabat, la première chaire académique spécialisée en retraites au Maroc.

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