Développement rural : Un projet vital pris en otage…

Développement rural : Un projet vital pris en otage…

«Le développement rural a été érigé comme priorité et ce à plusieurs occasions au plus haut sommet de l’Etat. Le ministère de l’Intérieur a travaillé sur une étude de terrain qui a localisé les besoins et a été déclinée en un programme de développement global couvrant toutes les régions du Royaume. Les résultats de cette étude, vu leur importance stratégique, ont mérité d’être détaillés dans le discours du Trône de l’année dernière.

Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime dont la nature des actions a toujours imposé une présence opérationnelle permanente dans les zones rurales, a vu ces dernières années ses prérogatives se confirmer comme acteur principal dans le domaine.

J’ai moi-même, suite à tout cela, rencontré le chef de gouvernement et demandé à ce que le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime puisse devenir ordonnateur du FDR (Fonds de développement rural) afin de pouvoir gérer avec plus d’efficience la stratégie dont nous assurons le déploiement et la coordination sur le terrain. L’avis favorable du chef de gouvernement a également été confirmé au ministre de l’Economie et des Finances qui s’est également déplacé pour discuter avec le chef de gouvernement du même sujet. La question a, par ailleurs, été soulevée au sein du Conseil de gouvernement lors de l’adoption de la loi de Finances.

A noter que les fonds qui seront alloués à l’exécution de la stratégie de développement rural ne se résument pas au FDR. D’autres sources de financements sont prévues comme celles qui seront allouées à la stratégie par l’INDH ou encore par les régions. Le FDR n’est qu’une source de financement parmi d’autres. Un fonds donc qui peut être géré par un ministère comme le Fonds de développement routier qui est géré par le ministère de l’Equipement et du Transport ou le Fonds de développement agricole géré par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime.

Les propos tendancieux prêtés au chef de gouvernement interpellent la confiance installée entre les membres du gouvernement. Ils sont irresponsables et inacceptables et tendent à créer un débat vide de sens là où se jouent l’avenir du monde rural et son développement.

Il devient difficile pour moi de concevoir une action au sein d’un gouvernement où la confiance est mise à mal et les accusations de «complot» ne suscitent aucune indignation».

 

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