Emergence de nouvelles têtes

Emergence de nouvelles têtes

Rumeur il y a seulement quelques jours, la nomination de six hauts fonctionnaires à la tête d’autant de postes clefs de l’administration marocaine est désormais une réalité. Ayant eu lieu le mercredi au Palais Royal de Rabat, ces nominations tombent à point nommé. La plus importante d’entre elles est très probablement celle de l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Khalid Alioua, à la tête du Crédit immobilier et hôtelier (CIH).
Né en 1949 à Rabat et membre du comité central de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Khalid Alioua est également professeur à l’Université Hassan II de Casablanca. Il a été président du Conseil préfectoral de Rabat (1992/1997) et conseiller municipal à Rabat-Agdal (1997). Avant l’enseignement supérieur, M. Alioua a également occupé le poste de ministre du Développement social, de la Solidarité, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, porte-parole du gouvernement.
L’ancien ministre délégué de la Recherche scientifique, Omar Fassi El Fihri se retrouve à la tête de l’académie Hassan II des sciences et techniques avec le titre de secrétaire permanent. Né en 1939 à El Jadida, M. Fassi Fihri est professeur d’enseignement supérieur et directeur de l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique de Rabat (ENSET). Il est membre du Conseil de l’université Chouaib Doukkali, de l’Association universitaire de mécanique (France) et président de la Société marocaine des sciences mécaniques. En 1975, il a été élu membre du comité central du Parti du progrès et du socialisme (PPS) dont il est également membre du bureau politique depuis 1979.
L’ancien directeur du Pôle mines au sein de l’Office chérifien des phosphates, Abdellatif Zaghnoun a également été propulsé au sommet de l’une des administration les plus stratégiques du pays, à savoir l’administration des douanes et des impôts indirects dont il est le nouveau directeur général. M. Zaghnoun succède ainsi à Mohamed Laâlej qui quitte ce poste après en avoir quitté un autre, celui de directeur général du CIH.
Né en 1963 et lauréat de l’Ecole Mohammédia des Ingénieurs, Mohamed Rabii Lakhlii a de quoi être fier. Il a été nommé directeur général de l’Office national des chemins de fer. Un poste que l’ancien directeur central des activités au sein du même office occupait par intérim. Lakhlii connaît bien la maison. Il a contribué notamment à la conception et à la réalisation d’un simulateur sur la sécurité des trains destinés à la formation du personnel de l’exploitation et à l’accompagnement du processus de restructuration et de redressement financier de l’Office et la mise en oeuvre d’une nouvelle organisation de l’ONCF, opérationnelle depuis le 1er juillet 2002.
Ahmed Tahour est directeur général de l’agence de logement et d’équipements militaires. Ahmed Tahour, ingénieur d’Etat, directeur de la stratégie du développement à l’ONCF. Ingénieur en génie civil diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) en 1983, Ahmed Tahour est né en 1955 à Rabat. Il a également été chef de la division de développement et des études à la Société nationale des Autoroutes du Maroc (1990-1996), dont il est devenu secrétaire général et directeur général par intérim. Depuis mai 2002, il est directeur de stratégie et développement à l’Office national des Chemins de Fer (ONCF).
Ancien directeur général-adjoint de l’ONMT, ayant longtemps officié à l’étranger, Abbès Azzouzi est le nouveau directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Né en 1967 à Casablanca, M. Azzouzi, titulaire entre autres diplômes d’un MBA de l’Université d’Austin Texas (USA), a occupé depuis 1989 d’importants postes au sein de holdings de renom avant d’être nommé DGA, en juillet 2003, de l’ONMT. Son arrivée sonne la fin du parcours touristique de Fathia Bennis. Synonyme de promotion interne, ces nominations sont également un signe d’encouragement et de récompense du mérite des commis de l’Etat qui, dans l’exercice de leurs fonctions, servent leur pays avec engagement, abnégation et dévouement.
Une seconde vague ne devrait pas tarder. Elle devrait également concerner quelques-uns des grands commis de l’Etat.

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