Hausse de 4,1% du PIB en 2012

Le produit intérieur brut (PIB) connaitra une hausse de 4,1 % en 2012, sur fond d’amélioration des activités non agricoles qui vont atteindre ainsi un taux de 5,2 %, a affirmé, vendredi à Rabat, le haut commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi Alami. Ces résultats sont attribués à la hausse de la valeur ajoutée du secteur tertiaire (5,2 %), a expliqué M. Lahlimi lors de sa présentation du projet du budget sectoriel du HCP, devant la commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, notant que les activités du secteur secondaire connaîtront une légère baisse suite à la stagnation économique dans la zone euro dont la croissance reculera de 4,7 % en 2011 à 4,3 % en 2012, tandis que la valeur ajoutée du secteur primaire (agricole et de la pêche) enregistrera une baisse de 2,1 % par rapport à 2011. M. Lahlimi a également relevé que les prévisions du budget économique prospectif pour l’année 2012 se basent sur les données annoncées dans le projet de la loi de finances 2012 et sur la thèse d’une production moyenne de céréales à hauteur de 60 millions de quintaux pour la saison 2011- 2012, en fonction des précipitations enregistrées à fin janvier. Ces prévisions se basent également sur les développements à travers le monde, notamment la demande des produits marocains qui connaîtra un certain recul et se stabilisera à 2,1 % en 2012, contre 5,6 % en 2011. Concernant les échanges extérieurs, M. Lahlimi a souligné que ces derniers vont affecter la croissance d’environ 1,3 point en 2012, notant que cela est dû à l’accélération du volume des importations consécutive au redoublement de la dynamique de la demande interne.
Le haut commissaire au plan a, par ailleurs, conclu que la problématique de l’économie marocaine se résume dans la viabilité d’un modèle dont la croissance s’appuie sur la demande interne, assurant que ce modèle lance des signaux négatifs passibles d’influencer les capacités de subvention de l’économie nationale, en l’absence d’une production économique nationale tournée vers l’export et qui est en mesure de se développer suffisamment pour limiter le déficit de la balance commerciale.

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