L UC tire à boulets rouges sur Benkirane I

L UC tire à boulets rouges sur Benkirane I

Afin d’adapter son statut fondamental à la dernière loi relative aux partis politiques et à la Constitution, l’Union constitutionnelle a, à l’instar d’autres formations politiques, tenu, samedi 5 octobre à Bouznika, un congrès extraordinaire qui constitue également un prélude au 5ème congrès national du parti.

Une grand-messe politique marquée par la participation des différents adhérents au parti en provenance des quatre coins du Royaume et la présence, entre autres, de l’ex-maire de la ville de Marrakech, de l’animateur Mohamed El Bouanani et de quelques membres de la troupe Tagadda qui sympathisent avec le parti du cheval.

Lors de cette rencontre consacrée à la discussion du projet d’amendement du statut fondamental de l’UC dont une copie a été remise aux congressistes, Mohamed Abied, secrétaire général du parti, a indiqué: «L’adaptation est susceptible de donner une légitimité à notre statut fondamental».
De quoi renforcer la position de l’UC en tant que parti d’opposition.

Outre ce souci d’adaptation, cette formation politique semble avoir choisi de tenir son congrès extraordinaire pour bien marquer la rentrée politique que M. Abied a qualifiée de «particulière et étrange». «Le contexte dans lequel se tient notre rencontre exige que l’on traite de la réalité de notre pays et de la situation que vivent les citoyens de par les politiques menées par le gouvernement», a-t-il martelé sans rater l’occasion de tirer à boulets rouges sur Benkirane I.

Dans ce sens, le numéro un du parti du cheval a mis l’accent sur, entre autres, l’indexation, le maintien du GMT+1, la situation socio-économique devenue de plus en plus complexe et l’absence de perspectives d’avenir claires. M. Abied est même revenu à la publication des listes de bénéficiaires d’agréments. Une démarche qu’il trouve «tumultueuse» et sans résultats concrets.

Ces initiatives ont incité le secrétaire général de l’UC à recommander, lors de ce congrès extraordinaire, au gouvernement «de se pencher sur le traitement de ses paradoxes». Pour lui, «toute personne qui prétend être porteuse de stabilité ne peut qu’être prétentieuse».

C’est pourquoi, M. Abied a vivement invité le gouvernement à la consultation. Comme il espère que Benkirane II puisse mettre en application les dispositions de la Constitution. «De même, nous envisageons de tisser un partenariat avec les différentes composantes de l’opposition afin de créer, à leur côté, un front unifié», a-t-il conclu.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *