La diplomatie parallèle en question

L’Association marocaine de la diplomatie parallèle et du dialogue des civilisations. a organisé vendredi dernier à Rabat une rencontre sur la mise à niveau de la diplomatie marocaine. Une initiative qui s’inscrit dans le droit chemin des directives royales coontenues dans le discours royal du 20 août 2000, à Tanger, à l’occasion du 49ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. Dans ce discours, en effet, le Souverain a appelé à la mise à niveau de notre instrument diplomatique qui s’inscrit dans le prolongement stratégique du processus général de mise à niveau politique, économique, sociale et culturelle. Lors de la rencontre de vendredi, Youssef Amrani, ambassadeur et directeur général des relations bilatérales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, a souligné qu’«à l’instar des autres pays, notre diplomatie a dû s’adapter à ces mutations, sous la sage conduite de SM le Roi Mohammed VI, en vue de consolider la position particulière du Maroc, préserver ses acquis nationaux et diffuser son rayonnement civilisationnel. Dans le but de tirer profit du pluralisme qui caractérise la champ, l’Association marocaine de la diplomatie parallèle a invité des représentants de plusieurs partis politique. Dans ce cadre, Mohamed Larbi Messari, membre du Comité exécutif du Parti de l’istiqlal et ancien ministre de la Communication a fait une intervention sur le rôle des médias dans la mise à niveau de la diplomatie nationale. A cet effet,il a souligné la nécessité d’une vision stratégique, tout en réunissant les conditions nécessaires à son application et affirmé qu’une meilleure politique extérieure doit d’abord donner de bons résultats sur le plan interne, en d’autres termes pouvoir parvenir à un consensus sur des décisions d’une importance majeure. Le président de l’Association précitée, Abdelfattah Belaâmchi avait indiqué à l’ouverture de la rencontre que la politique étrangère et la diplomatie ont plus que jamais besoin d’acteurs nouveaux, en particulier les intellectuels qui par leurs contributions scientifiques, pourront éclairer les choix et les stratégies à adopter. Mohamed Lakhsassi, ancien exilé, membre de la Commission administrative de l’USFP, député de Marrakech et membre de la commission des affaires étrangères et de la défense nationale à la Chambre des représentants a, quant à lui, mis l’accent sur le rôle important que doit jouer la diplomatie parlementaire, qui s’avère être un concept émergent dans la mise à niveau de la diplomatie marocaine. Evoquant les nouvelles dimensions qu’a prises le concept de la diplomatie, il a relevé l’importance de la diplomatie parallèle (ONG, syndicats, associations) pour faire face aux nouveaux défis de la mondialisation. Dans un déclaration diffusée par la deuxième chaîne de télévision «2M», M. Lakhssassi a mis l’accent sur les difficultés que rencontre la dilation marocaine, en ce qui concerne la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, au niveau des instances internationales, et particulièrement au sein des Nations Unies. D’où, dit-il, la nécessité de promouvoir la diplomatie populaire. M. Lakhssassi a plaidé, récemment, au sein de son parti, pour un renouvellement des méthodes d’actions de son parti dans le domaine diplomatique et a appelé à l’adoption d’initiatives audacieuses dans ce domaine , mais sans préciser la nature de cette nouvelle démarche. D’autres intervenants ont pris la parole au cours de la rencontre de Rabat, dont le journaliste, écrivain et président de l’Association maroco-qatarie, Ahmed Bahi. Cela dit, l’ensemble des participants ont mis l’accent sur la nécessité d’opérer une dynamique diplomatique plus manifeste au niveau des organismes internationaux. Mais, encore faut- qu’il y ait une élaboration d’une stratégie globale dans ce domaine, répondant aux directives royales.

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