Le PPS se rebelle contre le chef de gouvernement

Le PPS se rebelle contre le chef de gouvernement

Ce fut un véritable souk sous la coupole du Parlement mardi dernier. Le mot souk a été d’ailleurs utilisé à plusieurs reprises par le président de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers, mardi dernier, avant de lever la séance pour calmer les esprits des uns et des autres. Cette dernière fut le théâtre d’un débat acharné entre groupes de l’opposition et gouvernement, en la personne du ministre chargé des relations avec le Parlement, sur fond de la mise en œuvre de la décision d’arrêter la diffusion audiovisuelle des droits d’informer des conseillers.

Dans un nouveau développement qui risque de créer une tension au sein de la majorité, un parlementaire du PPS (Parti du progrès et du socialisme) a fortement  critiqué la décision du chef de gouvernement. Ceci laisse penser que Abdelilah Benkirane, chef de gouvernement et de la majorité, n’avait pas obtenu le feu vert de ses alliés, notamment le PPS. Quant aux partis de l’opposition, ils ont tour à tour fustigé la décision du numéro un de l’Exécutif.

D’ailleurs, la séance des questions orales a repris après la levée de ce débat houleux pour 3 heures, sans parvenir à une solution. Tous les groupes de l’opposition, à savoir le groupe Authenticité et modernité, le groupe socialiste, le groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme et le groupe fédéral pour l’unité et la démocratie, d’une part, ainsi que le groupe de l’Alliance socialiste, une des composantes de la majorité gouvernementale, ont fait part de leur attachement à présenter des droits d’informer dans le cadre de la diffusion TV et radio, exprimant leur rejet de la décision prise par l’Exécutif dans ce sens.

A noter que l’article 128 du règlement intérieur de la Chambre des conseillers permet aux présidents des groupes parlementaires de disposer de trois minutes, au début de chaque séance de questions orales, pour porter un événement jugé important à la connaissance des élus. Les explications du ministre chargé des relations avec le Parlement n’ont pas trop convaincu les conseillers.

Il faut préciser que le PJD (Parti de la justice et du développement), chef de file de la majorité gouvernementale, avait sévèrement critiqué une mise au point lue par un membre du groupe fédéral la semaine dernière avec comme objet une déclaration d’un député pjdiste. 

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