Les ministres du PJD fortement critiqués

Les ministres du PJD fortement critiqués

Les dirigeants du parti de l’Istiqlal réunissent leurs efforts pour réactiver la participation au gouvernement d’Abdelilah Benkirane. Samedi dernier, les membres du comité central se sont donné rendez-vous pour discuter de nombreux points liés à l’actualité politique, en particulier leur relation avec le Parti de la justice et du développement (PJD). Le comité central s’est posé plusieurs questions, parmi lesquelles : sommes-nous un allié ou un simple chiffre pour constituer une majorité dans le gouvernement du PJD ? «Les ministres pjdistes doivent arrêter d’agir d’une manière unilatérale et garder un minimum de sérénité requise pour éviter une décomposition éventuelle de la majorité gouvernementale», souligne un membre du comité central qui préfère garder l’anonymat. Cette réunion interne s’inscrit dans la normalité pour ce membre du comité central.
L’ordre du jour de cette réunion a également traité  du «projet de loi de Finances 2012, l’économie de rente et les sorties médiatiques des ministres du PJD», précise un autre membre du comité central qui préfère lui aussi garder l’anonymat.
En effet, après le mot donné par le secrétaire général, Abbas El Fassi, les membres du comité central ont écouté deux interventions. La première de Nizar Baraka, ministre de l’économie et des finances, qu’il a consacrée au projet de loi de Finances 2012, et la deuxième de Karim Ghellab, président de la Chambre des représentants, autour de l’économie de rente au Maroc et les derniers développements liés à ce sujet.
Par la suite, les membres du comité central ont fortement critiqué le comportement de plusieurs ministres du PJD.
«On a parfois l’impression que les ministres pjdistes oublient qu’ils travaillent au sein d’un gouvernement de coalition, nous sommes une majorité et avant de prendre la décision de publier, par exemple, la liste des bénéficiaires des agréments, le ministre responsable du secteur devait prendre l’aval et l’avis de la majorité gouvernementale», précise ce même membre du comité central.
Dans ce sens, le comité central du parti de la balance a invité la majorité gouvernementale à redonner vie au comité de la majorité pour pouvoir discuter, au fur et à mesure, au sein de cette institution les décisions qui émanent du gouvernement. «Le comité de la majorité va pouvoir contrôler les «hors-jeu» de certains ministres et régularisera le travail gouvernemental», ajoute la même source.
Les membres du comité central du parti de l’Istiqlal se retrouveront samedi prochain pour décider cette fois de la date du congrès national qui devra élire un nouveau chef du parti. Les deux membres du comité central qui nous ont informé de cette réunion assurent que si la date de ce congrès coïncide avec les prochaines élections communales, il sera reporté. Si la date de ce congrès est inconnue, le départ de Abbas El Fassi est décidé.

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